L'importance d'innover

Le présidente de Sentinelle Santé, Mylène Chaumont... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le présidente de Sentinelle Santé, Mylène Chaumont

Patrick Woodbury, LeDroit

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Véritable entreprise pionnière dans le domaine médical, Sentinelle Santé a été la première clinique du genre dans le secteur privé à avoir ouvert ses portes en Outaouais, il y a 20 ans. Entretien avec la femme d'affaires Mylène Chaumont, une entrepreneure dégourdie, qui est loin d'avoir emprunté le chemin le plus facile afin d'accéder à la présidence de l'entreprise familiale en 2010.

Créée en 1996, Sentinelle Santé a développé pendant sa première décennie d'opération la médecine du travail en offrant notamment aux entreprises et organisations gouvernementales la réalisation d'examens pré-emploi, le dépistage de drogues et l'élaboration d'expertises médicales indépendantes.

En 2006, le gouvernement provincial a ouvert la porte aux médecins souhaitant se désengager de la Régie de l'assurance-maladie du Québec. Sentinelle Santé a sauté sur l'occasion pour devenir la première clinique privée de soins de santé destinée à la population de la région de la capitale nationale. « C'était assez avant-gardiste quand on y pense », lance Mylène Chaumont, confortablement installée dans les locaux gatinois de l'entreprise situés sur le boulevard St-Joseph, dans le secteur Hull. 

On peut dire sans se tromper que la jeune femme originaire de l'Abitibi-Témiscamingue était en quelque sorte prédestinée à suivre les traces de ses parents entrepreneurs.

Quand Marcelin Chaumont et sa conjointe Raymonde ont fondé le Groupe Sentinelle Santé en 1996, Mylène Chaumont n'avait que 19 ans. L'option la plus facile pour cette dernière aurait certes été de se frayer un chemin dans l'entreprise familiale en passant par la grande porte. La dynamique leader d'aujourd'hui avait toutefois d'autres idées en tête. Sous les recommandations de son père, la gestionnaire en devenir est allée parfaire ses armes ailleurs en attendant d'être mûre pour le défi.

« Premièrement, j'étais jeune et je n'avais pas l'expérience, mais j'avais envie d'être en affaires. Mon père voulait que je reprenne Sentinelle, mais dans un horizon plus loin. J'allais faire quoi dans l'entreprise? Je ne suis pas médecin et pas infirmière. Je me suis dit que j'allais être celle qui allait vendre et développer le marché des clients », raconteMylène Chaumont.

Cette dernière a alors pris le taureau par les cornes en faisant ses classes et en se forgeant un curriculum vitae béton. Détentrice d'une maîtrise en gestion de projet obtenue à l'Université du Québec en Outaouais, bachelière en droit et conseillère municipale à L'Ange-Gardien de 2003 à 2007, la principale concernée a aussi siégé sur un nombre impressionnant de conseils d'administration en plus d'avoir été intervenante communautaire au Costa Rica.

C'est après un séjour de deux ans à La Cité comme consultante en formation aux entreprises qu'elle a fait son entrée officielle chez Sentinelle Santé. Après quelques mois à oeuvrer comme représentante bénévole pour la compagnie, elle a créée en 2006 son propre poste de directrice du développement des affaires au sein de l'entreprise.

« Je trouvais que c'était un beau processus. ».

En 2010, après quatre années passées sur la route à vendre le produit Sentinelle Santé aux clients, elle est devenue la principale actionnaire et présidente de l'entreprise.

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