Des mentors engagés

Humble malgré cette reconnaissance de ses pairs, Pierre... (Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit)

Agrandir

Humble malgré cette reconnaissance de ses pairs, Pierre Ménard n'a pas caché que ce rôle le motive grandement, 36 ans après s'être lancé en affaires pour la première fois.

Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Pour aider la relève, donner au suivant et surtout parce qu'il a tôt fait de réaliser que s'il avait pu bénéficier de tels conseils à l'époque, il serait lui-même allé plus loin dans sa carrière d'entrepreneur. Voilà trois des raisons pourquoi le directeur général et confondateur de l'entreprise gatinoise La Boîte à Grains, Pierre Ménard, a accepté de jouer le rôle de mentor.

Un mandat bénévole qu'il remplit visiblement très bien à la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) puisque l'organisation lui a décerné le titre de «Mentor de l'année» mercredi soir lors d'un gala soulignant le travail accompli par les gens d'affaires mentors. L'événement était organisé en collaboration avec Développement économique - CLD Gatineau et le Réseau M.

Humble malgré cette reconnaissance de ses pairs, M. Ménard n'a pas caché que ce rôle le motive grandement, 36 ans après s'être lancé en affaires pour la première fois. 

«On ne le réalise souvent pas nous-mêmes, car en affaires, car on travaille beaucoup seul, mais j'ai réalisé que j'ai beaucoup d'expérience et que je peux en faire profiter les autres. Et avoir du mentorat, c'est prouvé hors de tout doute que ça aide à réussir», dit-il. 

On estime qu'environ sept entreprises sur dix qui bénéficient du mentorat ont une durée de vie de plus de cinq ans, soit près du double de celles qui n'ont pas de mentor, une statistique qu'a tenu à rappeler par le maire de Gatineau et président de DE-CLDG, Maxime Pedneaud-Jobin.

Offrant du mentorat à des gens de la relève à raison d'une fois par mois environ, Pierre Ménard soutient que son mandat n'est pas pour autant de donner les réponses.

«Ce n'est pas comme du coaching, c'est vraiment le savoir-être. Notre but n'est pas de leur dire quoi faire mais de les faire réfléchir, question qu'ils sachent ensuite comment aborder une situation», raconte-t-il. 

Bien établie dans la région, son entreprise continue de croître, ayant tout récemment ouvert une succursale dans le Plateau, en plus des magasins ayant déjà pignon sur rue sur les boulevards Gréber et Saint-Joseph. 

Une quinzaine d'autres mentors ont aussi été honorés lors de la soirée, soit Réjean Laflamme, Philippe Bâcle, Xavier Lecat, Pierre Pharand et Sylvain Bertrand dans la catégorie «Attestation des nouveaux mentors»; Jean-Louis Des Rosiers dans la catégorie «mentor bronze»; Sébastien Giroux, Guy Huneault et Jean-François Leblanc dans la catégorie «argent» ainsi que Nathalie Charrette, Normand Roy, Alain Fredette, Michel Sarrazin et Lise Trahan dans la catégorie «or». 

Du lot, le prix du mentor s'étant le plus illustré a été remis à Pierre Pharand, du Centre de formation et de pratique du tir de l'Outaouais. 

Quant à Philippe Montreuil-Gallegos, de l'entreprise familiale Créations StoneArt, il a mis la main sur le prix «Mentoré de l'année». 

Le gala a été ponctué d'un discours surprise du réputé homme d'affaires et ex-vedette de l'émission Dans l'oeil du dragon Gaétan Frigon, qui a parlé de l'importance du mentorat. 

Au cours de la dernière année, la cellule de mentorat de Gatineau a maintenu une moyenne de 65 dyades actives.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer