Les cours du pétrole rechutent

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Les cours du pétrole ont terminé en forte baisse lundi à New York.

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Agence France-Presse

Les cours du pétrole ont terminé en forte baisse lundi à New York, après de mauvais indicateurs asiatiques inquiétants pour la demande et la présentation d'un budget saoudien ne laissant entrevoir aucune mesure de soutien pour le marché.

Le cours du baril de light sweet crude pour livraison en février a perdu 1,29$ à 36,81$ à New York, abandonnant une grande partie de ses gains de la semaine dernière.

«La journée a commencé avec de mauvais indicateurs en Chine», a noté John Kilduff, chez Again Capital.

Les bénéfices des principaux groupes industriels chinois ont reculé en novembre de 1,4% par rapport au même mois de 2014.

Par ailleurs, la production industrielle du Japon a chuté de 1% en novembre sur un mois, soit largement plus que ce qu'avaient escompté les économistes interrogés par l'agence Bloomberg. Parallèlement les dépenses des ménages et les ventes de détail ont reculé, autant de mauvais signes pour la demande.

Du côté de l'offre, dont la surabondance plombe les cours depuis un an, les investisseurs n'ont trouvé aucun réconfort dans les annonces du gouvernement saoudien, qui a adopté lundi son budget 2016 avec des mesures d'austérité incluant des augmentations d'au moins 50% des prix du carburant.

Pour M. Kilduff, cela montre que «l'Arabie Saoudite se prépare pour (un marasme) au long cours».

Premier exportateur mondial de pétrole, le royaume saoudien a déjà enregistré cette année un déficit budgétaire record, sous l'effet d'une baisse de plus de 60% des prix du brut depuis l'été 2014.

Les mesures d'austérité adoptées lundi montrent qu'il préfère s'accommoder de ce manque à gagner, qui s'explique largement par sa volonté de préserver ses parts de marché en vendant sa production à bas prix, plutôt que de la restreindre pour faire remonter les cours, selon M. Kilduff.

Enfin Tim Evans, chez Citi, a noté que «l'Iran a rappelé qu'il entendait faire des exportations de pétrole une priorité pour 2016», grâce à la levée des sanctions économiques occidentales.

L'Iran a l'intention d'augmenter sa production d'au moins 500 000 barils par jour immédiatement après la levée des sanctions, qui doit intervenir début 2016 dans le cadre de l'accord nucléaire avec les grandes puissances.

«Il y a beaucoup de questions sur la quantité que l'Iran peut réellement produire, mais cette perspective inquiète tout de même», a noté Phil Flynn, chez Price Futures Group.

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