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Stephen Poloz, personnalité affaires de l'année

Stephen Poloz prédit toutefois que le Canada est... (Fred Chartrand, Archives PC)

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Stephen Poloz prédit toutefois que le Canada est sur la bonne voie de la reprise économique. «Nous croyons que les (points) positifs seront dominants en 2016», a-t-il tranché.

Fred Chartrand, Archives PC

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La Presse Canadienne

Au début de l'année 2015, Stephen Poloz dirigeait une banque centrale d'un pays qui manifestait enfin des signes de reprise économique, ce qui laissait croire qu'il allait hausser le taux directeur resté longtemps stable.

Mais seulement trois semaines après le début de l'année, le gouverneur de la Banque du Canada a perçu une menace, au loin: la chute des prix du pétrole dans le monde.

C'est à ce moment qu'il a causé une commotion dans le secteur des affaires en abaissant le taux directeur de 1 à 0,75%, prenant de court les marchés. Il avait dit vouloir protéger l'économie canadienne contre les effets «nécessairement négatifs» de la diminution des prix pour un pays qui exporte du pétrole.

Le gouverneur de la Banque du Canada Stephen Poloz a été choisi personnalité de l'année dans le secteur des affaires par La Presse Canadienne pour son rôle dans l'économie du pays, qui a traversé une période turbulente cette année.

M. Poloz a passé l'année 2015 à analyser une économie malmenée par la variation des prix du pétrole, qui a plongé le pays en récession technique. Ces difficultés ont amené le gouverneur à diminuer une fois de plus le taux directeur dans les mois suivants.

«Cela n'arrive pas souvent, ou même jamais, qu'une banque centrale prend complètement au dépourvu le marché avec la politique du taux directeur, et c'est précisément ce que Stephen Poloz a fait», a souligné l'animateur Greg Bonnell, du réseau Business News, en expliquant son choix.

«Bien que plusieurs se soient demandé pourquoi le gouverneur avait trouvé nécessaire cette ''assurance'', les deux trimestres négatifs de suite de l'économie canadienne ont fait que ses décisions du mois de janvier avaient l'air visionnaires», a-t-il ajouté.

M. Poloz lui-même était surpris des développements il y a 12 mois.

«En résumé, c'était une année difficile, bien sûr, parce que nous avons commencé avec un choc d'une grande ampleur. Et ce n'était pas seulement un gros choc, c'était un type de choc des plus complexes auxquels peut faire face un économiste», a-t-il soutenu le mois dernier lorsqu'on l'a questionné sur le bilan de l'année. Il a rappelé qu'au mois de décembre l'année dernière, la banque commençait à voir poindre la chute des prix du pétrole, mais quelque mois avant cela, «il n'y avait presque aucun signe» en ce sens.

«C'était juste un peu faible, mais on aurait dit ce serait temporaire», s'est-il souvenu, en parlant de la situation à l'automne 2014, lorsque les prix ont entamé leur plongeon.

Jusqu'au mois de janvier, la banque centrale anticipait une croissance accélérée de l'économie canadienne, de concert avec celle des États-Unis.

Un portrait sombre

Or, la remontée de l'économie américaine ne s'est jamais concrétisée et le portrait s'est assombri au Canada, ce qui a amené M. Poloz à utiliser un qualificatif qui en a fait sourciller plusieurs. En entrevue au Financial Times au mois de mars, le gouverneur a affirmé que la chute des prix allait entraîner des résultats «atroces» pour le premier trimestre au Canada.

Sa déclaration a suscité la controverse, le forçant à tempérer ses propos devant un comité parlementaire, où il a affirmé qu'il n'avait «certainement pas eu l'intention de surprendre ou d'effrayer les gens».

Il n'en demeure pas moins que les premiers résultats ont été effectivement désastreux. Lors du premier et deuxième trimestre, l'économie canadienne a reculé. En théorie, lorsque l'économie se contracte pour deux trimestres consécutifs, on parle d'une récession technique.

M. Poloz avait réagi en diminuant pour une deuxième fois le taux directeur à 0,5% - soit son niveau actuel.

«Aucune autre personne du secteur des affaires n'a pu défrayer les manchettes, tout en influençant grandement l'économie canadienne comme M. Poloz - pour le meilleur ou pour le pire», a souligné Jason Kirby, du magazine Maclean's.

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