• Le Droit > 
  • Affaires 
  • > Des changements qui font mal à l'Internet haute vitesse rural 

Des changements qui font mal à l'Internet haute vitesse rural

La nouvelle tarification s'appliquant aux baux liés aux terres d'État, qui doit... (Archives La Tribune)

Agrandir

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La nouvelle tarification s'appliquant aux baux liés aux terres d'État, qui doit entrer en vigueur à compter du 1er janvier, risque de faire mal aux petits joueurs de l'industrie des télécommunications, qui s'efforcent d'offrir des services Internet haute vitesse dans les régions rurales où les géants n'ont pas encore mis les pieds.

En Outaouais, c'est le cas d'Internet Papineau, qui offre une connexion haute vitesse à près de 1100 foyers de la Petite-Nation qui n'y auraient pas accès autrement.

L'une des 57 tours de signal de l'organisme à but non lucratif a pignon sur une terre publique, à Mulgrave-et-Derry, tout près de l'Ange-Gardien.

Au fil des ans, Internet Papineau devait payer 1% de la valeur foncière du lot occupé pour que son appareil puisse demeurer sur la terre de la Couronne administrée par la MRC Papineau.

Un montant presque symbolique de 172$ était ainsi déboursé annuellement par le fournisseur Internet, puisqu'une clause de la loi permettait aux organismes communautaires d'être exemptés du plein tarif.

Or, afin de répondre à une recommandation du vérificateur général du Québec émise en 2014 - et dans le but de simplifier les loyers -, le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles a entrepris une refonte du règlement.

Les nouvelles dispositions de la loi, qui entreront en vigueur le 1er janvier prochain, changent la méthode de calcul. Ainsi, elle ne permet plus aux MRC de reconnaître le caractère distinct des organismes à but non lucratif qui louent une parcelle de terrain pour y installer des équipements de télécommunications.

Pour Internet Papineau, le loyer pour continuer d'opérer la tour de Mulgrave-et-Derry se chiffrera à près de 2500$ par an, soit 2300$ de plus qu'auparavant.

La hausse est accueillie froidement par l'organisme. «Il ne faut pas mélanger les pommes et les bananes. Je comprends qu'ils veulent changer la loi pour les Bell, Rogers et Vidéotron de ce monde qui implantent des tours partout. [...] Je comprends l'idée du ministère, mais de ne pas laisser prioriser le règlement sur les organismes à but non lucratif, c'est vraiment dommage», déplore la directrice générale d'Internet Papineau, Martine Leduc.

Cette dernière soutient que l'organisme tentera de trouver une solution afin de pallier à cette augmentation de loyer, sans avoir à retirer l'appareil émetteur. Aucune décision n'a cependant encore été prise. Le son de cloche est similaire chez Réseau Picanoc.net, qui rejoint près de 2000 clients. Cette entreprise hybride publique-privée possède 88 tours de télécommunication réparties aux quatre coins des MRC Pontiac et de la Vallée-de-la-Gatineau. L'une d'elles est installée en terrain public.

La station émettrice de Denholm fonctionne déjà à très basse capacité, puisqu'elle ne dessert que six résidences. Pour être rentable, un appareil doit rejoindre au moins 30 foyers, précise le président de Réseau Picanoc.net, Rémi Bertrand. La hausse de plus de 2000$ de loyer aura des effets sur le réseau, dit-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer