C'est parti pour le projet Zibi

Windmill Developments a procédé à la première pelletée... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Windmill Developments a procédé à la première pelletée de terre du projet en sol gatinois en compagnie du maire Maxime Pedneaud-Jobin, de la députée de Hull, Maryse Gaudreault, et du président de Windmill, Jeff Westeinde.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Windmill Developments n'est plus à l'heure des vagues concepts, ni même des maquettes ou des photos pour son vaste projet Zibi de 1,5 milliard de dollars, situé dans le secteur des chutes de la Chaudière. L'heure est maintenant à la construction et à la réalisation pour ce quartier qui se présente comme l'un des «plus durables au monde».

La compagnie a procédé jeudi à la première pelletée de terre du projet en sol gatinois.

Les premiers travaux d'excavation et de décontamination débuteront au cours des prochains jours. Ils seront réalisés par la firme Decontie Construction de Kitigan Zibi. La direction de Windmill a dû trimer dur pour obtenir des modifications réglementaires afin d'accueillir cette entreprise autochtone sur le site.

Le président de Windmill, Jeff Westeinde, précise que la construction du premier immeuble à condominium de six étages, comprenant 65 unités de logement et des espaces commerciaux, doit s'amorcer au printemps. La moitié des unités d'habitation, dont les prix varient entre 198 000$ et 800 000$, sont déjà vendues. Un ancien bâtiment sur le site sera aussi transformé pour faire place à la microbrasserie ottavienne Kitchessipi. Ces bâtiments, ainsi qu'un deuxième immeuble à condominiums, doivent être occupés avant la fin de 2017.

Zibi est le 10e projet au monde ayant la certification One Planet, la plus haute certification environnementale possible pour un projet de ce genre. Il s'agira du seul quartier ayant cette certification au Canada. Ce statut lui reconnaît le respect des plus hautes normes de construction écologiques et un engagement soutenu envers tous les aspects du développement durable.

Malgré de nombreux efforts pour se rapprocher des Premières Nations, pour qui ce site a un caractère sacré, le projet Zibi continue de faire face à l'opposition de certaines communautés.

M. Westeinde reconnaît que son projet immobilier sera érigé sur un territoire algonquin non cédé. C'est pourquoi il a, dès le départ, voulu entamer un dialogue avec les Algonquins-Anishnabe, notamment ceux de la réserve Kitigan Zibi. «Nous avons invité toutes les communautés algonquines, dit-il. Certaines ont répondu à notre appel, d'autres non. Nous ne pouvons pas consulter les gens qui ne nous répondent pas. Ceux qui nous ont répondu sont maintenant nos partenaires.»

M. Westeinde est conscient que les relations avec les autochtones sont fortement teintées par la politique au Canada et qu'en ce sens, certaines communautés tentent de faire du projet Zibi un exemple à combattre. «D'autres tentent aussi de faire de nous un exemple de nouveau partenariat entre les Premières Nations et les Canadiens.»

«Ce projet-là symbolise tout ce que nous voulons au centre-ville», dit le maire Pedneaud-Jobin

Si, dans le cas du projet Place des peuples de Brigil, le maire Maxime Pedneaud-Jobin émet d'importantes réserves, c'est tout le contraire pour le projet Zibi de la compagnie Windmill Developments.

Le maire de Gatineau ne tarissait pas d'éloges, jeudi, au moment de soulever la première pelletée de terre de ce projet dont les investissements dépasseront le milliard de dollars.

«Quand on arrive ici, on a l'impression qu'on arrive au 21e siècle, a-t-il lancé. C'est un projet extrêmement moderne. C'est un projet avec une importante densité, mais à échelle humaine. C'est une nouvelle façon de voir l'aménagement urbain et ça s'inscrit dans la vision de notre ville et de la revitalisation de notre centre-ville. Ça met en valeur notre patrimoine, nos édifices patrimoniaux, nos racines autochtones, notre histoire et ça nous redonne accès à la rivière, tout en mettant en valeur le Vieux-Hull. Ce projet-là symbolise tout ce que nous voulons au centre-ville. C'est un projet extrêmement enthousiasmant. C'est une carte de visite précieuse pour Gatineau.»

La semaine dernière, sur les ondes du 104,7 FM, le grand patron de Brigil, Gilles Desjardins, affirmait que Gatineau ne favorisait pas le développement sur son territoire. La députée de Hull, Maryse Gaudreault, a affirmé jeudi qu'elle ne voyait pas les choses de la même façon.

«Je trouve qu'il y a de beaux et grands projets qui se réalisent en ce moment, a-t-elle précisé. Certains sont encore sur les planches de travail des promoteurs. Nous avons une région qui est très dynamique. Nous avons plusieurs projets qui veulent voir le jour et c'est vraiment extraordinaire. Ce n'est pas toutes les villes qui peuvent en dire autant. C'est la mise en commun du travail des élus et des gens d'affaires qui permet une si belle synergie à Gatineau.»

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