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L'éducation répond mal aux besoins des industries, dit la CIBC

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Le chef de la direction de la Banque CIBC, Victor Dodig

Fred Chartrand, PC

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne

Les programmes d'éducation postsecondaire canadiens n'insistent pas assez sur les compétences qui favoriseront la croissance économique future, a estimé mardi le grand patron d'une des grandes banques canadiennes.

Dans un entretien avec La Presse Canadienne, le chef de la direction de la Banque CIBC, Victor Dodig, a souligné que la plus grande partie de la croissance à venir du Canada proviendrait d'entrepreneurs capables de commercialiser de nouvelles idées et de nouvelles technologies pour tous les secteurs de l'économie.

M. Dodig a souligné les solides taux d'inscription dans les programmes d'éducation postsecondaire au Canada, par rapport aux autres pays industrialisés.

«Et malgré tout, nous avons des écarts - nous ne produisons pas le genre de compétences dont les industries ont besoin», a-t-il fait valoir, en marge d'un discours sur le même sujet qu'il devait prononcer devant des dirigeants d'entreprises réunis au Cercle canadien d'Ottawa.

«Plusieurs personnes sont suréduquées et sous-qualifiées pour les emplois dont (l'économie) a besoin.»

Selon lui, le pays accuse un retard en ce qui a trait aux disciplines qui sont de plus en plus importantes pour l'innovation, comme la science, l'ingénierie et les mathématiques.

Les commentaires de M. Dodig surviennent alors que le Canada connaît certaines difficultés face à l'incertitude entourant l'économie mondiale et à la baisse des prix des matières premières, particulièrement dans le secteur de l'énergie. Entre-temps, d'autres industries se montrent lentes à prendre le relais.

Ces facteurs ont eu des conséquences pour le Canada: l'économie s'est contractée pendant les deux premiers trimestres de 2015.

Selon M. Dodig, les programmes offerts aux étudiants devraient être davantage en phase avec les besoins spécifiques de l'industrie.

«Je crois que nous avons vu plusieurs bons éléments, mais je crois que nous avons besoin d'avoir un débat plus vigoureux, et des efforts plus vigoureux, en ce qui a trait à l'avancement de cette question», a-t-il affirmé.

Le secteur privé pourrait aussi mieux soutenir le segment de l'innovation dans l'économie en allongeant davantage de financement à long terme pour les entreprises canadiennes qui développent des technologies.

Un des objectifs principaux, calcule-t-il, est d'aider les jeunes entreprises à croître pour devenir des joueurs mondiaux qui créent de l'emploi avant qu'elles ne soient rachetées par d'encore plus grandes firmes étrangères.

Pour les aider, il est aussi important de mettre en place de robustes protections pour la propriété intellectuelle et de mettre les entreprises en contact avec un réseau de conseillers, a fait valoir M. Dodig.

«Nous devons faire cela (dans tous les secteurs de) l'économie», a-t-il affirmé, en faisant remarquer que le Canada devrait chercher à tirer des leçons des modèles établis dans d'autres pays qui ont réussi à aider leurs sociétés innovatrices, comme le Royaume-Uni et l'Allemagne.

«Nous devons faire cela dans le secteur de l'énergie. Nous devons faire cela, clairement, dans le secteur manufacturier plutôt que de nous lamenter au sujet de ce que nous avons perdu en capacité.»

«Plutôt que d'espérer que le dollar canadien soit la seule variable qui puisse alimenter la croissance, nous devons réfléchir à l'importance de l'innovation et à la façon dont nous pouvons nous organiser à partir de là.»

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