Obama dit non au projet d'oléoduc Keytsone XL

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Le président américain Barack Obama, lors de l'annonce du rejet du projet Keystone XL vendredi à la Maison Blanche, accompagné du vice-président Joe Biden et du Secrétaire d'État John Kerry.

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La Presse Canadienne

Jugeant que l'oléoduc Keystone XL ne servirait pas les intérêts nationaux des États-Unis, l'administration de Barack Obama a formellement rejeté, vendredi, le projet proposé par TransCanada pour transporter du pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta vers les raffineries du sud des États-Unis.

Barack Obama en a fait l'annonce vendredi midi, ajoutant avoir parlé au nouveau premier ministre Justin Trudeau, qui lui aurait manifesté sa déception relativement à la décision. Le président a cependant assuré que les liens étroits d'amitié entre les deux pays étaient maintenus.

M. Obama estime que le projet d'oléoduc a tenu un rôle trop large dans le discours politique du pays. Il a par ailleurs expliqué la décision en indiquant que le projet n'aurait pas contribué de manière importante et durable à l'économie américaine, qu'il n'aurait pas fait diminuer les prix du pétrole - qui, a-t-il rappelé, ont déjà baissé de toute façon - et qu'il n'aurait pas renforcé la sécurité énergétique du pays.

En début de semaine, TransCanada avait causé la surprise des deux côtés de la frontière en demandant la suspension temporaire de la demande d'autorisation du projet. Mercredi, l'administration Obama avait refusé de permettre ce délai dans l'évaluation du projet.

L'oléoduc Keystone XL devait acheminer près du quart des exportations pétrolières du Canada vers des raffineries près du golfe du Mexique, ce qui nécessitait un permis pour qu'il puisse traverser la frontière.

Le rejet de Barack Obama était attendu. D'ailleurs, les principaux candidats à l'investiture du Parti démocrate en vue de la présidentielle s'étaient opposés au projet: Hillary Clinton et Bernie Sanders avaient tous deux annoncé qu'ils étaient contre.

Bien que le projet soit mort pour l'instant, la décision de l'administration Obama ne sera sans doute pas le point final de cette saga.

Les bailleurs de fonds du projet pourraient se tourner vers les tribunaux pour s'opposer à la décision, et le Congrès, sous contrôle républicain, pourrait tenter d'outrepasser la décision présidentielle, bien que de tels efforts aient échoué par le passé. Le projet pourrait également être revu en 2017 si un républicain est élu à la Maison-Blanche et invite TransCanada à faire une nouvelle demande.

On peut également se demander si le géant énergétique de Calgary tentera de récupérer plus de 2 milliards $ déjà investis dans le développement du projet. Plus tôt cette année, l'entreprise avait laissé la porte ouverte à une poursuite contre le gouvernement américain en vertu des dispositions de l'ALÉNA.

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