Mises en chantier: deux villes, deux tendances

Un ralentissement global des marchés de l'habitation s'observe... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Un ralentissement global des marchés de l'habitation s'observe à l'échelle nationale.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Mama Afou
Le Droit

Ottawa et Gatineau devraient connaître une activité contrastée sur le marché de l'habitation en 2016.

Alors que le nombre de mises en chantier augmentera dans la capitale fédérale, passant de 4935 en 2015 à 5120 en 2016, il continuera son ralentissement à Gatineau, passant ainsi de 1800 à 1700 durant la même période.

Toutefois, les deux villes devraient connaître le même sort en 2017, avec une modération du nombre des mises en chantiers. C'est ce que révèle le rapport Perspectives de l'habitation du quatrième trimestre de 2015 publié par le Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Pour ce qui est des ventes résidentielles, elles afficheront une légère hausse à Gatineau, s'élevant à 3600 et 3700 au cours des deux prochaines années. À Ottawa, elles devraient progresser en 2016 puis s'équilibrer l'année suivante.

C'est grâce à une amélioration de la conjoncture économique que la demande de logements restera élevée dans la région de la capitale nationale. «En 2016, la demande de logements devrait être soutenue à Ottawa, car les emplois et les revenus augmentent. La faiblesse des taux hypothécaires et une légère hausse des prix continueront de stimuler la demande cette année et l'an prochain, mais une progression plus forte des prix et une remontée des taux hypothécaires pèseront beaucoup plus sur la demande de logements de propriétaires-occupants en 2017», explique Anne-Marie Shaker, analyste de marché à la SCHL.

Les mises en chantier d'habitations ralentiront ou resteront stables dans la plupart des provinces, tandis qu'elles augmenteront au Québec et au Nouveau-Brunswick, grâce notamment à la reprise modérée de l'emploi. En Ontario, l'activité sur le marché de l'habitation devrait poursuivre sur sa lancée en 2016 puis ralentir en 2017, notamment à cause de l'augmentation des frais liés à la possession d'un logement, explique l'économiste à la SCHL, Ted Tsiakopoulos.

Un ralentissement global des marchés de l'habitation s'observera à l'échelle nationale. Le nombre de mises en chantier d'habitations et celui des ventes résidentielles devraient se contracter au cours des deux prochaines années dû à une augmentation du nombre de logements invendus, des hausses de prix et de taux d'hypothécaires et un plus large éventail de logements à louer.

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