Le couperet tombe à la Banque Nationale

Le couperet va tomber à la Banque Nationale, qui prévoit supprimer «quelques... (Edouard Plante-Frechette, Archives La Presse)

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Edouard Plante-Frechette, Archives La Presse

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le couperet va tomber à la Banque Nationale, qui prévoit supprimer «quelques centaines» de postes dans le cadre d'une restructuration résultant principalement du contexte économique morose.

Cette décision a été annoncée jeudi, après la fermeture des marchés, en même temps qu'une émission d'actions de 300 millions $.

Dans une note interne envoyée aux employés et obtenue par La Presse Canadienne, le président et chef de la direction de l'institution, Louis Vachon, attribue également cette décision à une «concurrence de plus en plus vive» ainsi qu'à l'évolution des technologies.

«Bien que certaines décisions soient toujours difficiles à prendre, ces changements entraîneront quelques centaines de départs», écrit-il.

Le vice-président aux affaires publiques, Claude Breton, n'a pas voulu préciser davantage pour le moment le nombre d'emplois qui seront touchés par la restructuration.

Dans sa note, M. Vachon ajoute que la sixième plus grande banque au pays tentera de «minimiser» les impacts sur ses quelque 17 300 employés à temps plein, notamment par des réaffectations, des départs à la retraite ou l'élimination de postes vacants.

«Depuis plusieurs mois, les comités de direction ont commencé à optimiser l'organisation du travail au sein de leurs équipes, ce qui donnera lieu prochainement à des changements», prévient M. Vachon.

Surtout au Québec

La majorité des postes seront supprimés au Québec, notamment dans des succursales, le secteur des opérations ainsi qu'au sein de différentes fonctions corporatives.

«Dans les succursales, les besoins changent avec la migration vers l'électronique, a expliqué M. Breton. Les clients veulent avoir davantage accès à des conseils plutôt que des services transactionnels.»

Cette restructuration se traduira par une charge d'environ 85 millions $, ou 64 millions $ après taxes et impôts, dans les résultats du quatrième trimestre.

L'institution prévoit ainsi générer des économies avant impôts de 35 millions $ qui seront principalement réalisées au cours de l'exercice 2016.

Au troisième trimestre, la Banque Nationale avait vu son bénéfice net progresser de trois pour cent, à 453 millions $, alors que ses revenus se sont établis à 1,51 milliard $, en hausse de trois pour cent.

L'institution financière dit par ailleurs avoir sollicité de l'information relativement à la participation de 24,9% qu'elle détient dans la firme Maple Financial Group.

Le 25 septembre dernier, les autorités allemandes ont effectué une perquisition dans des locaux liés à Maple Bank dans le cadre d'une enquête pour évasion fiscale et blanchiment d'argent.

Compte tenu des allégations rapportées, la Banque Nationale estime qu'il y a un risque de «perte importante» de son investissement dont la valeur était estimée à 165 millions $ au 31 août dernier.

À la Bourse de Toronto, son titre a clôturé à 43,16 $, en hausse de 56 cents, ou 1,31%.

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