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Plusieurs locataires de la région en situation périlleuse

Plus de la moitié des ménages qui sont locataires de leur domicile dans la... (Archives, La Tribune)

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Plus de la moitié des ménages qui sont locataires de leur domicile dans la grande région d'Ottawa-Gatineau sont à une malchance près de se retrouver dans une situation financière très périlleuse.

C'est ce que révèle un tout nouvel indice du logement locatif pancanadien rendu public vendredi. Ces informations sont tirées d'une carte interactive utilisant des données de recensement de Statistique Canada. Elles sont publiées par un partenariat national d'organismes d'habitation, tel le Réseau québécois des OSBL d'habitation, et d'institutions financières.

À Gatineau, plus de 15 000 ménages (38%) doivent dépenser plus du tiers de leurs revenus pour se loger. Ils sont près de 7500 (18%) à consacrer plus de la moitié de leurs revenus pour avoir un toit. La situation est telle pour certains ménages que 2820 familles doivent vivre dans des conditions de surpopulation afin de boucler leurs fins de mois.

À Ottawa, la situation n'est pas plus rose, alors que 39% des ménages locataires déboursent plus du tiers de leurs revenus pour se loger et 19% plus de la moitié. Un ménage sur 10 vit en situation de surpopulation dans son logement.

«Ce sont des ménages qu'on place dans une situation périlleuse, affirme Stéphane Corriveau, directeur général du Réseau québécois des OSBL d'habitation. À la première malchance - une perte d'emploi, un proche malade, un accident grave -, la spirale descendante s'amorce.»

Quant à ceux qui doivent consacrer la moitié de leurs revenus au logement, c'est carrément une source de graves problèmes sociaux.

«Il y a un lien direct entre la santé et les dépenses exagérées pour le logement, affirme M. Corriveau. Les dépenses en alimentation vont souvent en souffrir, ce qui a un impact direct sur les enfants et leur rendement à l'école. Ceux qui paient trop pour se loger sont aussi ceux qui sont les plus susceptibles de ne pas pouvoir payer, de se faire expulser et de devoir déménager. Ça fragilise les ménages, ça déracine les enfants de leur milieu, c'est beaucoup de stress.»

M. Corriveau ajoute que les gouvernements ont tendance à sous-estimer les coûts sociaux de ne pas investir convenablement dans le logement abordable. Il rappelle que la majorité des conventions de financement de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) arrivent à terme d'ici cinq ans. «Si rien n'est fait, ce sont 500 000 ménages canadiens qui se retrouveront sans aide du jour au lendemain. Le problème actuel pourrait se transformer en catastrophe pancanadienne si les gouvernements n'investissent pas rapidement dans le logement. Les gouvernements doivent remplir leurs obligations morales et sociales.»

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