Job dating: cinq minutes qui rapportent

Le concept du «Super job dating» est simple.... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Le concept du «Super job dating» est simple. Les candidats disposent de cinq minutes avec le représentant de l'entreprise de leur choix afin de vendre leur salade.

Étienne Ranger, LeDroit

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Un total de 245 chercheurs d'emplois âgés de 50 ans et plus a pris part au «Super job dating» organisé par La Relance Outaouais, jeudi soir, à la Maison du citoyen de Gatineau.

Outil destiné aux personnes souhaitant relancer leur carrière ou se trouvant tout simplement en quête de nouveaux défis professionnels, l'événement en était à sa cinquième édition.

Pour l'instigatrice du projet et coordonnatrice pour La Relance Outaouais, Lise Tremblay, le taux de participation annuel depuis la mise sur pied de l'activité est la preuve que celle-ci comble un besoin réel dans la région. Entre 200 et 300 participants affluent chaque année à ce rassemblement et 2015 n'a pas fait exception à la règle.

«Ce qu'on offre à ces gens, c'est un plateau pour se faire valoir, un premier contact avec l'employeur. Ce n'est pas seulement un CV qu'on remet, c'est la personne qui se présente et qui donne une poignée de main. Ces personnes peuvent parfois être gênées ou elles pensent être trop vieilles pour décrocher un emploi, alors qu'elles sont actives et souvent pleines de compétences», a souligné Mme Tremblay.

Le concept du «Super job dating» est simple. Les candidats disposent de cinq minutes avec le représentant de l'entreprise de leur choix afin de vendre leur salade. Carole Labelle, qui approche la cinquantaine, est venue jeter un coup d'oeil aux opportunités. «C'est très difficile de se trouver un emploi une fois qu'on a passé 45 ans. Je viens du secteur de la restauration et ce n'est vraiment pas facile de trouver quelque chose dans ce secteur. J'ai dû me trouver un travail comme concierge dans un immeuble parce que je n'y arrivais pas», a-t-elle confié.

L'événement est également bien apprécié des employeurs. Ils étaient au nombre de 15 pour cette cinquième édition. Parmi ceux-ci, on dénombrait de nouvelles bannières, mais aussi certains habitués. C'est le cas notamment de SFL partenaire de Desjardins sécurité financière, qui en était à une troisième participation, jeudi soir.

«Ça nous permet de créer une banque de noms et les candidats qui font une bonne impression durant les cinq minutes sont mis en priorité. On les contacte par après», mentionne Patrick Lussier, directeur du recrutement et du développement des affaires pour le compte de ce réseau national de distribution de services financiers.

Quant à savoir si l'activité sera de retour l'an prochain, Lise Tremblay s'est faite plus que rassurante jeudi. «Ce qui est bien, c'est que les gens participent et les employeurs aussi. Tant qu'il y aura un engouement, on va continuer de le faire», a-t-elle indiqué.

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