Rude été pour les agriculteurs

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Geneviève Grossenbacher (ici avec son fils Thomas), de Notre Petite Ferme, a pu contourner les caprices de dame Nature.

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Les fluctuations drastiques des conditions météorologiques et l'arrivée tardive des températures chaudes donnent des maux de tête aux agriculteurs de la région, cet été. Plusieurs sont résignés à voir leur récolte baisser de façon importante.

Non, ce ne sera pas un été record pour les cultivateurs de la région. La ferme de Christiane et Robert Gravelle à Navan, par exemple, entrevoit une chute de production d'environ 40%, en comparaison avec l'année dernière. Et les légumes qu'ils récoltent ne sont pas aussi forts qu'à l'habitude.

«Nos épinards sont beaux, mais après deux ou trois jours, ils sont finis. Il n'y a pas assez de stabilité», selon Mme Gravelle.

Les aléas de la météo

La première difficulté, ç'a été l'arrivée tardive du temps chaud, environ deux semaines plus tard qu'à l'habitude, selon les agriculteurs rencontrés par LeDroit. Les plants n'ont pu être mis en terre tant que le froid régnait. Ces plants ont donc moins de temps pour pousser et offrir des fruits et des légumes.

Ensuite, les changements de températures ont été drastiques et nombreux. Depuis mai, l'écart en degrés Celsius d'un jour à l'autre a souvent été élevé.

«On a eu du gel très tardif, le 21 mai, il faisait encore 0°C. Le lendemain, d'un coup, il faisait presque 30°C», rappelle Geneviève Grossenbacher, de Notre Petite Ferme, à L'Ange-Gardien.

Malgré tout, les champs de Mme Grossenbacher et de son mari, Jim Thompson, ont été plutôt généreux. Le couple fermier a pu contourner les caprices de dame Nature grâce à leur serre. Malheureusement, tous n'ont pas eu la même chance.

Huguette Lacroix soutient qu'elle et son mari Hervé ont vu presque l'entièreté de leur production de pois - leur principal produit - être détruite sur leur ferme de Vars.

«On a perdu trois champs de pois. Il y a trop d'eau d'un coup et beaucoup de chaleur ensuite», explique Mme Lacroix.

Le reste de leur production n'a pas connu de véritable ennui, soutient Huguette Lacroix. Les pois seraient toutefois un légume fragile, ce qui explique leur perte dans les conditions estivales de 2015.

La ferme Patry à L'Ange-Gardien, reconnue pour la cueillette de fraises et framboises, a quant à elle dû mettre fin hâtivement à ses activités.

LeDroit n'a pu joindre de représentant de la ferme Patry, mais la boîte vocale de l'entreprise familiale indique que le froid hivernal et printanier a eu raison de plusieurs plants fruitiers.

Jpaquette@ledroit.com

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