La Fruiterie de l'Outaouais ferme ses portes

«La compétition nous a achevés», affirme le propriétaire... (Martin Roy, LeDroit)

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«La compétition nous a achevés», affirme le propriétaire de la Fruiterie de l'Outaouais, Michel Larabie. Ci-contre, des employés qui perdront leur emploi.

Martin Roy, LeDroit

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La compétition féroce aura eu raison de la Fruiterie de l'Outaouais, située aux Galeries de Hull, qui s'apprête à être placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.

Le propriétaire du commerce, Michel Larabie, affirme avoir pris la décision il y a environ trois semaines. «Probablement que demain, ce sera la dernière journée», a-t-il indiqué au Droit, vendredi avant-midi.

La Fruiterie de l'Outaouais, située tout près d'une entrée à l'étage inférieur des Galeries de Hull, existait depuis 2007. L'espace avait auparavant été occupé par la bannière Le Marché frais.

Le «contexte économique» difficile est en cause dans cette fermeture, affirme M. Larabie. «Le loyer est trop cher, dit-il. À 53 000$ par mois, il faut que tu en vendes, des tomates. Il y a eu l'arrivée du Walmart [au centre commercial Place Cartier], le Costco qui s'est rapproché aux Promenades, les commerces dans le Plateau. On est en opération depuis 2007. Au départ, c'était bien, on avait de bonnes ventes pendant les trois premières années, mais après ça les chiffres ont commencé à baisser. [...] Ça fait deux ans qu'on essaye de relancer les affaires, mais là, on a tout essayé. La compétition nous a achevés.»

Michel Larabie prévoit placer dès dimanche son entreprise sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. Les Galeries de Hull se retrouvent dans le lot de créanciers, dit-il, puisque l'entreprise n'était plus capable de payer son loyer.

La fermeture de la Fruiterie de l'Outaouais causera la perte d'une trentaine d'emplois. Environ la moitié des employés touchés sont des étudiants, indique M. Larabie. «C'est dur pour tout le monde», a-t-il laissé tomber.

Visiblement amer par rapport à la concurrence féroce dans l'industrie des détaillants en alimentation, Michel Larabie ne compte pas se relancer en affaires dans le même domaine. «Honnêtement, pour le moment, je veux juste avaler ma pilule, je ne sais pas ce que je vais faire après», a-t-il dit.

Le directeur général des Galeries de Hull, Réjean Bériault, n'avait pas encore été informé par M. Larabie de ses intentions, vendredi en début d'après-midi. «Nous allons attendre des nouvelles soit du locataire, du syndic ou de ses représentants légaux avant de faire tout commentaire», a indiqué M. Bériault.

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