Des acquis perdus pour les coiffeurs?

Les seuls qui seront avantagés par l'instauration d'un...

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Les seuls qui seront avantagés par l'instauration d'un libre marché dans cette industrie sont les gros salons, estime pour sa part l'Association patronale des coiffeurs de l'Outaouais (APCO).

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Ceux qui promettent des lendemains qui chantent après l'abolition du décret régissant l'industrie de la coiffure en Outaouais se trompent, estiment des associations de patrons et d'employés. De plus, Québec n'a pas à changer les règles du jeu en vigueur depuis 1934 sans l'accord d'une majorité de travailleurs de la profession, pestent-ils.

Mardi, le ministre du Travail Sam Hamad a annoncé en conférence de presse à Québec son intention d'abolir le décret vieux de 81 ans. Si ce voeu devient réalité, cela entraînera à coup sûr la détérioration des conditions de travail d'une majorité d'employés, prétend le Syndicat des employé(e)s coiffeurs de l'Outaouais (SECO).

«Ce projet du ministre Hamad tente de donner un coup dur à une profession majoritairement exercée par des femmes. Le SECO n'a pas l'intention de laisser le gouvernement décider si les coiffeurs de l'Outaouais doivent tendre vers un salaire moyen sous le seuil de la pauvreté comme le reste du Québec», plaide le président du syndicat, Stéphane Drouin.

Avec la déréglementation de l'industrie, M. Drouin craint que des travailleurs perdent d'importants acquis, comme des congés mobiles et des augmentations de salaire en fonction de l'ancienneté.

Le gouvernement fédéral reconnaît que la déréglementation du secteur de la coiffure au Québec, dans les années 1980, a entraîné une baisse des revenus d'emploi. L'Outaouais est la seule et dernière région de la province où ce type de décret gouvernemental a encore force de loi.

Les gros salons avantagés

Les seuls qui seront avantagés par l'instauration d'un libre marché dans cette industrie sont les gros salons, estime pour sa part l'Association patronale des coiffeurs de l'Outaouais (APCO).

«Le ministre se lève pour tenter de couper les conditions du professionnel en coiffure sans même consulter les coiffeurs. C'est la preuve qu'il veut répondre aux besoins de ces amis lobbyistes et de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) plutôt qu'aux besoins des coiffeurs.»

L'Association patronale a demandé une rencontre en décembre dernier avec les députés de l'Outaouais et espère toujours obtenir une réponse.

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