Zibi a l'environnement à coeur

Situé sur les terrains autrefois occupés par la... (Courtoisie)

Agrandir

Situé sur les terrains autrefois occupés par la papetière Domtar, le site de 37 acres accueillera à terme des espaces commerciaux et résidentiels.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Windmill se donne des objectifs ambitieux dans le but de mettre la durabilité environnementale et sociale au coeur de son projet Zibi. En se dotant de la certification One Planet Community, le promoteur vise notamment à réduire au maximum l'utilisation de l'eau potable et l'enfouissement d'à peine 2 % des déchets produits lors de la construction et l'aménagement.

Le projet Zibi, qui verra le jour sur les deux côtés de la rivière des Outaouais, sur l'ancien site de la Domtar, est le premier au Canada et le dixième au monde à obtenir la certification One Planet Community de la part de l'organisme britannique Bioregional.

Dix principes dictent les objectifs visés par Windmill avec cette certification pour son projet d'un milliard de dollars : santé et bien-être, équité et économie locale, culture et collectivité, utilisation du sol et protection de la faune, gestion durable de l'eau, alimentation locale et durable, matériaux durables, transport durable, zéro déchets et neutralité carbone.

Zibi devrait par exemple pouvoir répondre à ses besoins énergétiques sans émission de gaz carbonique d'ici 2020, et souhaite que l'utilisation de moyens de transport durables par la communauté réduise de 90 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à la moyenne régionale.

Le cofondateur de Bioregional, Pooran Desai, a déclaré hier que de tels choix s'imposent, dans la mesure où « si tout le monde sur la planète consommait les ressources naturelles au même rythme que le Canadien moyen, il nous faudrait quatre planètes pour subvenir à nos besoins ».

Le cofondateur de Windmill, Jeff Westeinde, a expliqué qu'il ne souhaitait pas se limiter à un concept d'architecture et d'aménagement durable, mais qu'il espère plutôt impliquer toute la communauté pour que des changements soient apportés au quotidien.

« On doit changer la façon dont on vit sur la Terre, dit-il. Si on continue de vivre de la façon dont on vit maintenant, nos petits-enfants n'auront pas la chance qu'on a. Pour changer les façons de faire, il n'y a pas juste les ingénieurs et les architectes, c'est tout le monde qui doit changer. »

Les résidents des quelque 3500 unités prévues à terme dans le quartier Zibi devront contribuer à l'atteinte des objectifs. « On a beaucoup de travail à faire, reconnaît M. Westeinde. Ça commence avec la construction, et après ça, on va regarder tous les produits qui viennent sur le site, avec les gens qui font le commerce au détail et les résidents. [...] Ce n'est pas simple du tout, mais on pense qu'on peut atteindre ce but. »

Présence autochtone

Windmill a profité de dévoilement de sa certification One Planet Community, hier, pour annoncer la création d'un comité consultatif Algonquin-Anishinabe. Une entente de partenariat a été signée avec la communauté algonquine de Pikwàkanagàn, située près de Pembroke, et Windmill espère faire de même prochainement avec la communauté de Kitigan Zibi, située près de Maniwaki.

Ces ententes permettront notamment aux algonquins d'obtenir certaines opportunités d'emploi. « On souhaite donner de l'emploi et on souhaite travailler avec les jeunes, et on ne parle pas juste d'emplois en construction, mais aussi d'emplois en opération, a précisé M. Westeinde. On veut créer un développement économique avec la communauté algonquine. »

Windmill prévoit toujours débuter la construction sur la rive québécoise l'automne prochain, avant d'entamer une autre étape du côté ontarien au printemps 2016. Les ventes pour le public doivent commencer au cours des prochaines semaines.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer