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Développement régional: d'autres voix s'élèvent contre Québec

Georges Émond, de la Laiterie de l'Outaouais.... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Georges Émond, de la Laiterie de l'Outaouais.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Des voix s'élèvent contre la fusion des coopératives de développement régional (CDR), alors que débarque en Outaouais, lundi, le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations (MEIE), Jacques Daoust.

La CDR Québec-Appalaches se range aux côtés de la CDR Outaouais-Laurentides pour dénoncer la fusion forcée des 11 CDR de la province pour en créer une seule, tel que LeDroit le révélait vendredi. Le gouvernement du Québec assure pourtant qu'une seule CDR au Québec s'oppose au plan gouvernemental.

«La problématique autour de cette approche, c'est que le gouvernement tente de forcer la restructuration d'un réseau qui ne lui appartient pas et dont il se dit partenaire, a affirmé Hélène Faucher, présidente de la CDR Québec-Appalaches. Cette demande rejette 30 ans de développement coopératif régional soutenu et gouverné par les coopératives.»

Le directeur général de la CDR Québec-Appalaches ajoute que «notre organisation ne remet pas en question le privilège du gouvernement d'utiliser les fonds publics selon son jugement, par contre, on trouve inquiétant qu'il utilise ce privilège afin de transformer un réseau indépendant de développement régional».

L'une des coopératives les plus connues de l'Outaouais, la Laiterie de l'Outaouais, visitée par de nombreux politiciens de tous les partis à l'Assemblée nationale et dont le succès est cité en exemple par ces derniers, s'inquiète de l'avenir que réserve le gouvernement à la CDR Outaouais-Laurentides. Selon son président-directeur général, George Émond, c'est entre autres grâce à l'équipe de la CDR régionale que la Laiterie de l'Outaouais a pu voir le jour il y a quelques années. «Je suis inquiet que la région perde un outil de développement important, affirme-t-il. Pour permettre le développement économique de notre région, il faut des organisations régionales capables de bouger rapidement.»

Le président de la Coopérative de solidarité métal Outaouais, Jean-Paul Allard, est d'avis que si le gouvernement va de l'avant avec sa fusion forcée des CDR, «ce sont plusieurs petites entreprises qui seront en difficulté». M. Allard rappelle que la CDR Outaouais-Laurentides a énormément travaillé pour appuyer les anciens travailleurs d'Alstom, à Gatineau, il y a quatre ans, lorsque ces derniers se sont retrouvés sans emploi.

«À la base, nous sommes des soudeurs qui apprennent à gérer un commerce et sans l'aide de la CDR, nous n'aurions pas réussi à nous rendre là où nous sommes rendus.»

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