Boileau perd son seul commerce de proximité

Mme Cossette souligne que plusieurs facteurs ont contribué... (Archives LeDroit)

Agrandir

Mme Cossette souligne que plusieurs facteurs ont contribué aux difficultés de la coopérative. «Comme la température n'a pas été clémente cet hiver avec le froid et la petite quantité de neige, nous n'avons pas eu l'achalandage souhaité. [...] La température a été notre coup de mort.»

Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'économie locale de la municipalité de Boileau, dans la Petite-Nation, vient de subir un dur coup. La Coopérative de solidarité de Boileau (CSB), qui opérait le dépanneur et le restaurant du village depuis mai 2013, s'est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité en date du 2 avril.

L'endroit a fermé officiellement ses portes le 29 mars dernier. C'est donc dire que les résidents de Boileau devront désormais se déplacer d'une quinzaine de kilomètres, soit à Namur, Huberdeau ou Saint-Rémi-D'Amherst, pour atteindre le commerce de service le plus près.

Diane Cossette, porte-parole de la coopérative, soutient que le c.a. n'arrivait plus à faire ses frais depuis déjà plusieurs mois. «Nous n'avions plus le choix. Le volume de clients n'était tout simplement pas au rendez-vous», affirme-t-elle.

Mme Cossette souligne que plusieurs facteurs ont contribué aux difficultés de la coopérative. Si le restaurant et le dépanneur fonctionnaient très bien durant la période estivale, cela a été tout le contraire au cours de l'hiver.

«Comme la température n'a pas été clémente cet hiver avec le froid et la petite quantité de neige, nous n'avons pas eu l'achalandage souhaité. [...] La température a été notre coup de mort.» - Diane Cossette

«Nous avons une petite population d'à peu près 380 habitants, mais nous comptions beaucoup sur la clientèle qui a des chalets ici. Comme la température n'a pas été clémente cet hiver avec le froid et la petite quantité de neige, nous n'avons pas eu l'achalandage souhaité. Il n'y avait pas de motoneiges et pas de véhicules tout-terrain. La température a été notre coup de mort», explique Mme Cossette.

Le dernier salarié de l'entreprise a été mis à pied à la mi-janvier, si bien que ce sont des bénévoles qui assumaient les tâches de fonctionnement du commerce depuis ce temps. Cette mesure visant à réduire les dépenses n'aura finalement pas porté ses fruits.

La CSB, qui avait ouvert ses portes le 30 mai 2013, embauchait annuellement entre trois et quatre personnes. Elle comptait dans ses rangs 185 membres.

Le dossier est entre les mains d'un syndic de faillite. L'édifice du chemin Maskinongé devrait être mis sur le marché une fois que la CSB sera dissoute officiellement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer