Des aubaines malgré les temps durs

Réunis au Hilton Lac-Leamy, une soixantaine de designers... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Réunis au Hilton Lac-Leamy, une soixantaine de designers de la Belle Province y présentent leurs collections jusqu'à samedi.

Etienne Ranger, LeDroit

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L'industrie a beau être au coeur d'une crise avec les grandes difficultés de bannières telles que Jacob, Mexx ou Smart Set, il n'en demeure pas moins que la Grande Braderie de mode québécoise attire des centaines de gens à la recherche d'aubaines depuis jeudi à Gatineau.

Réunis au Hilton Lac-Leamy, une soixantaine de designers de la Belle Province présentent leurs collections. Du prêt-à-porter féminin ou masculin, en passant par la mode enfantine, les manteaux, le cuir, la fourrure, les chaussures, les bijoux, la lingerie, les sacs à main ou autres accessoires : les curieux avaient l'embarras du choix.

C'est une occasion de renouveler sa garde-robe tout achetant local en cette ère de mondialisation, selon la productrice de l'événement, Anne de Shalla, qui est confiante que près de 5000 visiteurs passeront les tourniquets de l'événement d'ici sa conclusion, samedi, à 17 h.

Question d'attirer le plus large public possible, les designers liquident des échantillons et surplus d'inventaire avec des rabais pouvant atteindre jusqu'à 80 %.

C'est d'ailleurs un mythe que de penser que les créations de mode d'ici sont dispendieuses, voire hors de prix, selon Mme de Shalla. « C'est vraiment vieux comme façon de penser. Ce fut vrai il y a peut-être 30 ans, mais les manufacturiers et designers n'ont pas eu le choix de se mettre au diapason des importations. [...] Il y a eu une transformation, on a dû s'adapter. »

« Je me rappelle que je faisais des blousons de soie et le mètre de soie me coûtait aussi cher que le blouson au complet arrivé de Chine. Il a fallu qu'on abaisse nos prix, mais avant que les consommateurs s'en rendent compte, ç'a pris du temps. Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain », dit-elle.

De l'espoir pour l'avenir

D'après la productrice de la Grande Braderie, l'industrie saura se relever du creux de vague qu'elle traverse actuellement.

« La plus grande transformation que je souhaitais voir - et que je suis en train de voir -, c'est que les gens sont de plus en plus sensibilisés à acheter des produits faits au Québec », affirme-t-elle, consciente qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour convaincre les grandes chaînes d'offrir sur leurs étalages une visibilité aux griffes d'ici.

Une semaine après le dépôt du budget Leitao, Mme de Shalla soutient avoir écrit une lettre au ministre des Finances pour lui suggérer de réduire la TVQ sur les produits québécois et l'augmenter sur les produits importés. « Ce serait un bel incitatif », croit-elle.

Pour tous les goûts

À l'aube du long week-end pascal, des mannequins portant des chapeaux en chocolat concoctés par le chef pâtissier Benjamin Oddo, la chef chocolatière Nathalie Borne et le chef pâtissier Marc Chiecchio ont défilé dans les allées. Plusieurs jours de travail en cuisine ont été nécessaires.

« Le plus grand défi pur nous était de penser que ce serait une pièce artistique en mouvement. Le chocolat est une matière qui peut être très solide quand on l'a bien travaillé, mais qui peut aussi demander un certain temps de cristallisation, par exemple le chocolat blanc », de dire M. Oddo.

L'événement bisannuel, qui aura aussi lieu à Montréal et Québec dans les semaines à venir, sera de nouveau présenté cet automne dans la région.

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