Le syndicat blâme Ottawa

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Les employés des centres d'appels de l'ARC sont constamment sous surveillance, dénonce entre autres leur syndicat.

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Paul Gaboury
Le Droit

Le Syndicat des employé(e) s de l'impôt (SEI-AFPC) blâme le gouvernement Harper pour les mauvaises notes accordées récemment aux services de l'Agence du revenu du Canada (ARC). Il déplore aussi les conditions difficiles et la pression exercée sur les employés travaillant dans les centres d'appels de l'ARC.

«On demande à nos membres de faire plus avec moins, de s'adapter constamment à des modifications législatives complexes et de donner de la formation avec des ressources réduites. Les membres font tout en leur pouvoir pour offrir une information exacte et pertinente au public», soutient le président du SEI-AFPC, Robert Campbell. Son syndicat a un effectif de 25000 membres, dont 5500 travaillent dans les différents bureaux de l'ARC dans la région d'Ottawa-Gatineau.

Récemment, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante a accordé une note générale de C à l'Agence du revenu du Canada pour les services aux petites et moyennes entreprises. Dans un sondage réalisé par l'ARC, cette fois, un répondant sur quatre indique avoir obtenu des renseignements inexacts en parlant à un agent.

Rappelant la perte de plus de 3000 postes à l'ARC, le président du syndicat, Robert Campbell, déplore la façon dont le gouvernement Harper «a détruit les services au public au cours des dernières années» avec l'élimination des services au comptoir et à la caisse, l'abandon du service en personne, l'élimination des formulaires d'impôt personnalisés et l'abandon du service Impôtel, entre autres.

Des conditions difficiles

Pour le premier vice-président national du SEI, Marc Brière, le recours plus fréquent à des employés temporaires, à temps partiel, ou à des étudiants, provoque un roulement important. Il déplore également les conditions et la pression imposées aux employés travaillant dans les centres d'appels.

«Les employés sont constamment sous surveillance, dit-il. Le temps entre chaque appel est étroitement contrôlé, la durée de traitement des appels est courte et le temps entre les appels n'est que de sept à dix secondes. Si un employé prend cinq minutes pour un appel, et que la moyenne du temps de réponse est de deux ou trois minutes, il se fait taper sur les doigts. Plusieurs employés demandent un changement de poste lorsqu'ils le peuvent.»

Les négos piétinent

Demain, les 25000 membres du SEI à travers le pays, incluant les 5500 employés dans la région, seront invités à porter des vêtements aux couleurs de leur syndicat en guise d'appui à leur comité de négociation.

Le SEI poursuit ses négociations avec l'ARC depuis plus de deux ans et demi. Les dernières rencontres tenues en février ne se sont pas bien passées, a indiqué le vice-président du SEI. Une autre ronde devant un médiateur est prévue à la fin de mars, début avril.

«Le gouvernement nous a maintenant placés sous le joug du Conseil du Trésor, qui ne veut pas laisser les deux parties arriver à un accord», souligne M. Campbell.

Pgaboury@ledroit.com

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