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Le niveau de vie des Québécois est menacé, dit le CPQ

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Un projet pilote est en cours dans les 60 succursales des marchés Great Food and Superstores, qui appartiennent à Loblaw, pour assurer aux employés des heures plus stables et des horaires fournis plus d'avance.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Jugé «satisfaisant» sans être «exceptionnel», le niveau de vie des Québécois pourrait régresser si rien n'est fait pour dynamiser l'économie de la province, suggère une nouvelle étude du Conseil du patronat du Québec (CPQ).

Dévoilé mardi, ce document de 28 pages en vient à la conclusion que la population québécoise a des «lacunes» à combler, entre autres en matière d'entrepreneuriat, de productivité ainsi que de croissance.

À terme, la qualité de vie des Québécois pourrait être menacée par le vieillissement de la population, la concurrence mondiale ainsi que la forte présence d'un État cumulant une importante dette - 55 % du produit intérieur brut (PIB).

Citant un classement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le CPQ rappelle qu'en ce qui a trait au PIB par habitant, la province (36 216 $) occupe la 14e position sur un ensemble de 23 États.

De plus, le Québec se classe avant-dernier parmi les provinces canadiennes au chapitre du revenu personnel disponible en plus d'accuser un retard sur bon nombre de pays, dont les États-Unis, en matière de productivité mesurée par heure travaillée.

Selon l'organisme patronal, les Québécois ont moins tendance à se lancer en affaires pour créer des entreprises, ce qui contribue à miner l'atteinte d'un niveau «plus élevé» de performance économique.

«N'est-il pas sûr que les Québécois continueront longtemps d'afficher le même contentement à l'égard de la vie qu'ils mènent si leurs conditions demeurent stationnaires», a souligné le président-directeur général du CPQ, Yves-Thomas Dorval.

Même si les Québécois voient plus d'occasions d'affaires que les Canadiens et les Américains, ils semblent moins enclins à se lancer en affaires que leurs homologues nord-américains, selon l'étude du Conseil.

L'intention de créer une entreprise ou d'en reprendre une existante serait ainsi de 19 % au Québec, comparativement à 27 % dans le reste du Canada, notamment parce que les Québécois s'estiment «trop peu compétents» pour devenir entrepreneurs, d'après le document.

Le CPQ estime qu'il est néanmoins possible pour le Québec de renverser ces tendances en mettant de l'avant ses atouts comme ses ressources naturelles ainsi que son réseau d'enseignement collégial et universitaire.

En 2009, 72 pour cent des Québécois âgés entre 25 et 44 ans détenaient un diplôme postsecondaire, soit davantage qu'en Ontario (68 %) et que dans l'ensemble du Canada (67 %).

L'étude dévoilée par le CPQ était la première dans le cadre de sa campagne Prospérité Québec, lancée le mois dernier.

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