Des logos de bières au coeur d'un conflit

Le copropriétaire du Gainsbourg et du Chelsea Pub,... (Courtoisie)

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Le copropriétaire du Gainsbourg et du Chelsea Pub, Nicolas Cazelais, accuse les promoteurs des Brasseurs de l'Outaouais, Bounthao Thammavongsa et Pierre-Luc Pilon, d'avoir copié l'identification visuelle d'une de ses bières, la Blanche de Chelsea.

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L'arrivée des Brasseurs de l'Outaouais dans le marché régional des bières de microbrasserie ne se fait pas sans heurt. Le copropriétaire du Gainsbourg, dans le secteur Hull, et du Chelsea Pub, Nicolas Cazelais, accuse les promoteurs de cette nouvelle brasserie d'avoir littéralement copié l'identification visuelle d'une de ses bières, la Blanche de Chelsea.

M. Cazelais reproche à Pierre-Luc Pilon et Bounthao Thammavongsa de n'être pas «allés plus loin que le bout de leur nez afin d'être plus créatifs» dans le choix de leur logo. Il les accuse d'avoir copié son idée d'utiliser une rivière, un canot, des arbres et un ciel pour leur étiquette.

«Tu peux t'inspirer du logo d'une autre microbrasserie au Québec, mais pas du logo de ton voisin, lance M. Cazelais, visiblement irrité. Si je n'avais pas pensé à ces thèmes pour la Blanche de Chelsea, jamais les Brasseurs de l'Outaouais n'auraient eu cette idée. Ils ne sont pas allés bien bien loin dans leur réflexion.»

Représailles?

Le maître-brasseur des Brasseurs de l'Outaouais, Pierre-Luc Pilon, réfute les accusations de M. Cazelais. Il le soupçonne même de vouloir se venger. «Mon associé, Bounthao Thammavongsa, a travaillé pour M. Cazelais avant de quitter le projet du Gainsbourg. Mon associé a poursuivi M. Cazelais aux petites créances parce que ses honoraires pour la confection des menus et la formation du personnel du Gainsbourg n'étaient pas payés. Je pense qu'aujourd'hui, M. Cazelais verse dans les représailles.»

M. Pilon précise que son logo a été conçu par un graphiste qui habite à Cincinnati aux États-Unis. «Je lui ai dicté nos demandes, dit-il. Nous sommes les Brasseurs de l'Outaouais et la région s'est développée grâce à ses rivières. C'est ce que notre logo veut rappeler. Notre graphiste n'a jamais vu le logo de la Blanche de Chelsea.»

D'ailleurs, il faut se rendre dans les commerces de M. Cazelais pour apercevoir ce logo puisque cette bière n'est pas embouteillée. «Je me demande pourquoi M. Cazelais fait ça, ajoute M. Pilon. Son logo ne se retrouvera pas à côté du nôtre sur les tablettes, il n'embouteille même pas sa bière. Tout ce qu'il fait aujourd'hui, c'est de provoquer une situation inconfortable pour tout le monde et inutile. Je ne suis pas un spécialiste des droits d'auteur, mais ce n'est pas parce que nous utilisons aussi le thème de la rivière que nous copions M. Cazelais. Ça ressemble beaucoup à de la mauvaise foi de sa part. C'est déplorable. Va-t-il aussi nous fermer les portes du Festibière dont il est le promoteur? Nous avons des craintes aujourd'hui.»

Nicolas Cazelais dit saluer la venue d'une nouvelle microbrasserie dans le marché de l'Outaouais. Il dit souhaiter que les Brasseurs de l'Outaouais soient au Festibière. Il entend toutefois évaluer toutes les options légales afin de faire respecter ce qu'il juge être son droit d'auteur dans ce dossier.

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