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Les maisons à risque de saisie se multiplient en Outaouais

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Si le nombre de saisies immobilières est relativement stable, le nombre de préavis de 60 jours acheminés aux propriétaires en défaut de paiement a quant à lui explosé de 35 % en Outaouais au cours des deux premiers mois de l'année. Le ralentissement dans le domaine de la construction est la principale cause, selon un syndic de la région.

Selon les données compilées par la firme GDL Crédit Ressource, 168 préavis ont été transmis en janvier et février pour enjoindre des propriétaires de payer leurs dettes et leur hypothèque, à défaut de quoi ils devraient remettre leurs clés au créancier.

Pour la même période l'an dernier, on en cumulait 124. Uniquement pour le Bureau de publicité des droits de Hull, l'augmentation frôle 49 %.

«La construction qui tourne au ralenti a assurément un gros impact. On le voit avec notre clientèle, il y a énormément de gens sur le chômage dans ce domaine-là. Les travailleurs ont moins de revenus, les fins de mois sont plus difficiles», affirme le syndic Pierre Lemieux, ajoutant que ça n'augure rien de bon pour les mois à venir.

Un propriétaire ne se voit pas remettre un préavis de délaissement du jour au lendemain, d'autres appels et avertissements ayant été faits au préalable.

«On parle souvent d'une somme de plusieurs milliers de dollars comme dette. [...] Et la grande différence avec il y a quelques années, quand le marché immobilier roulait bien, c'est que les gens qui se retrouvaient dans une telle situation vendaient leur maison. Or, maintenant, ce n'est plus le cas. Le marché est favorable aux acheteurs et non aux vendeurs», observe M. Lemieux.

À son avis, la vague de mises à pied au sein de la fonction publique fédérale peut également avoir eu un impact, mais dans une moindre mesure.

En 2014, il y a eu 289 reprises de propriétés dans la région de l'Outaouais. Seules les régions de Laval-Laurentides (520) et Montérégie-Rive Sud de Montréal (375) ont terminé l'année avec de pires résultats.

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