Export Outaouais en attente de financement

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, affirme qu'il ne verse pas encore dans l'inquiétude. Il s'attend à ce que Québec verse le financement pour cette organisation « essentielle à la région »

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Alors qu'Ottawa est sur le point de renouveler son financement à Export Outaouais pour une durée de trois ans, le gouvernement du Québec tarde à faire connaître ses intentions.

L'organisme chapeauté par la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) pourrait devoir ralentir ses activités si Québec ne renouvelle pas son financement de 120 000 $ d'ici le 31 mars. La région se classe parmi les dernières au Québec quant à la valeur de ses exportations.

« Avec le fédéral, il ne reste plus qu'à signer officiellement l'entente, les discussions sont terminées à 95 %, explique Edouard Biot, commissaire à l'international à Export Outaouais. Ça pourrait se faire dès cette semaine. Avec Québec, c'est plus lent, il y a plus de zones grises. Nous souhaitons évidemment que ça se règle avant le 31 mars, sinon nous devrons mettre les freins et couper dans certains services. Le gouvernement pourrait nous offrir un pont temporaire pour finaliser les ententes, mais ce n'est pas l'idéal pour une organisation comme la nôtre. »

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, affirme qu'il ne verse pas encore dans l'inquiétude. Il s'attend à ce que Québec verse le financement pour cette organisation « essentielle à la région ». Les efforts de l'Outaouais pour augmenter ses exportations ont d'ailleurs fait l'objet de discussions lors de la rencontre avec le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, le 13 février dernier.

Export Outaouais évalue la valeur des exportations des entreprises de l'Outaouais à 1,5 milliard $ en 2014. C'est une nette amélioration par rapport à 2011, alors que la valeur de nos exportations était estimée à environ 600 millions $. Export Outaouais, qui a été fondée il y a deux ans, n'est pas étrangère à un tel résultat, mais l'organisation souhaite demeurer « très humble ».

L'organisation a identifié 250 entreprises exportatrices ou susceptibles de l'être dans la région. Les autres provinces canadiennes, notamment l'Ontario, représentent le marché le plus important, devant les États-Unis. Un troisième marché très prometteur, l'Europe, pointe toutefois à l'horizon pour la région.

« Nous faisons bien des efforts dans le domaine de l'agroalimentaire, notamment pour conclure des ententes avec Loblaws, explique M. Biot. La reprise américaine pourrait aussi avoir un impact significatif sur nos exportateurs de bois. Au cours des prochaines années, nous travaillerons à mettre en relation des entreprises exportatrices qui ciblent les mêmes territoires. Il est aussi à souhaiter que les organismes qui font du développement économique dans la région aient une meilleure synergie. Québec ne veut plus payer pour des organismes, mais veut financer directement le développement. Nous appuierons les approches régionales concertées qui permettront de consolider nos efforts. »

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