Les retraités de White Birch tournent la page

Les retraités de Papiers Masson recevront maintenant 90%... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

Agrandir

Les retraités de Papiers Masson recevront maintenant 90% du montant de leur pension.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les anciens travailleurs de Papiers White Birch peuvent enfin pousser un soupir de soulagement. Le dernier chapitre de l'interminable saga judiciaire concernant les régimes de retraite des employés de la papetière s'est conclu, lundi, alors que les sections locales d'Unifor des trois usines de la province, dont celle de Masson-Angers, ont procédé à la signature des textes des nouveaux régimes de retraite.

La dernière offre patronale avait été acceptée il y a deux semaines par 81 % des travailleurs actifs de la compagnie. Cette signature tant attendue vient ainsi confirmer que les retraités toucheront finalement leur dû. Les textes devraient être enregistrés au plus tard demain auprès de la Régie des rentes du Québec, si bien que le processus de paiement pourra ensuite s'enclencher.

Depuis le 1er décembre 2012, les quelque 175 retraités de Papiers Masson ne recevaient que 51 % de leur pension. Ils recevront maintenant 90 % du montant de leur pension de retraite. Cette somme sera versée de façon rétroactive au 1er décembre 2012. Le président de la section locale d'Unifor pour l'usine de Gatineau, Richard Lahaie, s'attend à ce que les retraités reçoivent leur chèque de rétroactivité d'ici trois à quatre semaines et que les rentes soient ajustées à temps pour le mois de mars. Une rencontre aura lieu entre le syndicat local et les ex-travailleurs dans deux semaines afin d'informer ces derniers sur des dates plus précises.

En entrevue avec LeDroit, hier, M. Lahaie a indiqué que cette étape représentait un « grand soulagement pour tout le monde ». Il espère que le dossier, qui a fait couler beaucoup d'encre depuis cinq ans, servira à renforcer les lois en faveur des retraités lorsqu'une entreprise se retrouve dans une situation financière précaire.

« On se rend compte que les lois doivent être corrigées autant au fédéral qu'au provincial. Il faut mieux protéger les régimes de retraite. Le gouvernement devrait peut-être envisager une sorte d'assurance pour le futur. Il y a des grosses lacunes. On ose espérer que ça va ouvrir les yeux à des gens qui vont se réveiller et qui vont faire quelque chose pour corriger ça », a-t-il dit.

Le président de l'Association locale des retraités de Papiers Masson, Deguise Charlebois, ne peut s'empêcher d'avoir une pensée pour ces anciens confrères décédés depuis les dernières années et qui n'auront jamais pu toucher à leur retraite tel que prévu.

« C'est un gros soulagement pour tous les gars qui vont pouvoir commencer à vivre comme on souhaitait tous de pouvoir vivre à notre retraite, a-t-il indiqué. Il y a beaucoup de gens qui ont été malades à cause du stress et de tout ça. »

Rappelons que la compagnie s'était placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies au début 2010, avant de vendre ses trois usines au consortium Black Diamond-White Birch.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer