Les retraités de Papier Masson restent prudents

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L'usine de Papiers White Birch, dans le secteur Masson.

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Les retraités de Papiers White Birch à Masson-Angers se réjouissent de voir que la proposition patronale a été acceptée à 81% par les syndiqués de l'usine de Stadacona, à Québec.

Théoriquement, l'entente vient mettre un point final à cette saga qui ne cesse de s'éterniser, mais le président de l'Association des retraités de la papetière de Masson-Angers, Deguise Charlebois, refuse de crier victoire avant que les textes finaux du régime de pension soient déposés auprès de la Régie des rentes du Québec.

Le syndicat Unifor a pris la décision, jeudi, de comptabiliser les votes des syndiqués uniquement après que le Regroupement des retraités de White Birch-Stadacona ait déposé une requête en Cour supérieure en soutenant que les anciens travailleurs n'avaient pas le droit de voter sur une proposition pour laquelle ils n'avaient pas été consultés. Résultat: 81% des employés actifs ont entériné l'offre du consortium Black-Diamond/White Birch, ce qui laisse présager que les quelque 600 anciens travailleurs des trois papetières de la province de Québec recevront leur dû prochainement. À Masson-Angers, ils sont 175 à toucher une rente amputée de 55% depuis le 1er décembre 2012. Ils doivent recevoir 90% de leur pension de retraite rétroactivement à cette date lorsque le dossier sera clos.

Des doutes persistent toutefois encore à Gatineau. «Je vais le croire quand je vais le voir. On ne peut pas crier victoire parce qu'on ne sait pas s'ils vont nous sortir un autre lapin de leur chapeau? Tout le monde est content du vote, mais on a quand même peur. L'employeur doit maintenant déposer les textes finaux du régime. Quand ce sera fait, on va être soulagé», a affirmé Deguise Charlebois, vendredi.

À «un cheveu» d'en finir

Le vice-président de la section locale d'Unifor pour l'usine de Masson-Angers, Yves Chénier, demeure également prudent puisque le juge de la Cour supérieure, Robert Mongeon, doit encore statuer sur deux requêtes, dont une qui pourrait venir brouiller les prochaines étapes. Le magistrat ne s'était toujours pas prononcé, en fin d'après-midi vendredi. M. Chénier souligne ne pas vouloir vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

«Nous sommes à un cheveu d'en finir, mais on ne peut pas célébrer parce qu'il y a encore trop de choses incontrôlables qui reposent sur le verdict du juge. On doit attendre que le juge Mongeon ait statué sur les requêtes. S'il les rejette, on passe à l'enregistrement des régimes la semaine prochaine et c'est fini. Les retraités pourraient alors être payés», a indiqué M. Chénier.

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