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L'usine gatinoise de Résolu a de l'avenir, dit le pdg

Richard Garneau pense que le problème actuel est... (Michel Tremblay, Archives Le Quotidien)

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Richard Garneau pense que le problème actuel est lié à la planification des coupes qui est la responsabilité du gouvernement du Québec.

Michel Tremblay, Archives Le Quotidien

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Le pdg de Produits forestiers Résolu (PFR), Richard Garneau, de passage vendredi en Outaouais a commenté les mauvaises nouvelles annoncées cette semaine aux employés de la scierie de Maniwaki, une situation dont il accorde la responsabilité au gouvernement du Québec.

L'entreprise concluait à Gatineau une tournée des régions où elle est implantée. PFR souhaite ainsi obtenir les idées de ses employés et des citoyens pour améliorer les pratiques, mais également présenter son plan et la situation actuelle de l'industrie.

À Gatineau, la rencontre avait lieu deux jours après l'annonce faite aux employés de la scierie de Maniwaki pour les informer que l'usine interrompt à moitié ses opérations à partir du 5 janvier. L'un des deux quarts de travail de la scierie ne sera pas maintenu en raison d'un problème d'approvisionnement en bois.

On pourrait penser que l'entente survenue avec Québec pour offrir un plus grand volume de bois à la scierie de Maniwaki allait régler les problèmes. Selon M. Garneau, cependant, le problème actuel est lié à la planification des coupes qui est la responsabilité du gouvernement du Québec.

«Normalement, l'industrie était capable de planifier au moins deux ans à l'avance, de construire des chemins deux ans à l'avance. Mais là, le ministère est accoté. On fait ça presque au jour le jour. À un moment donné [...] tu n'es pas capable d'envoyer les forestiers faire la récolte et on subit les conséquences de ça.»

La situation était la même l'an dernier quand la scierie avait arrêté ses opérations pendant 10 semaines. À ce moment-là, en plus du manque de volume, la planification de coupe tardait à être présentée aux entreprises forestières.

Richard Garneau affirme également qu'il préférait cette année abolir un quart de travail plutôt que de fermer l'usine complètement pour réduire l'impact sur la communauté, mais aussi sur l'usine de Gatineau qui prend la majorité de ses copeaux de la scierie de Maniwaki.

Quel avenir pour Gatineau?

Si les inquiétudes se maintiennent dans le domaine du papier journal, une industrie en constant recul, M. Garneau reste optimiste. Selon lui, son entreprise peut encore tirer son épingle du jeu pendant plusieurs années dans le marché mondial. La proximité relative du port de Montréal profère d'ailleurs un avantage à l'usine de Gatineau, dit-il.

«Je pense que l'usine de Gatineau va survivre encore plusieurs années [...]. Je donne l'exemple de l'Inde, il y a plus de 1,3 milliard de personnes en Inde. Tu n'as pas les mêmes infrastructures pour Internet haute vitesse [...]. C'est un des pays dans le monde où il y a une augmentation de la consommation de papier journal.»

Richard Garneau est toutefois réaliste, la demande est en constante diminution. Il soutient que PFR continue de suivre de près les recherches effectuées en laboratoire pour trouver de nouvelles façons d'exploiter les fibres de bois.

«On parlait de la nanocellulose il n'y a pas très longtemps. C'est un produit du futur, d'avenir. [...] La caractéristique de cette pâte est tellement forte que tu vas pouvoir faire des composantes d'avions avec ça», explique M. Garneau d'un ton optimiste.

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