Les libéraux déposent leur projet de loi

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Le ministre des Finances, Charles Sousa, a annoncé les grandes lignes du projet de loi hier matin.

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Le gouvernement d'Ontario a posé les bases, hier matin, de son premier régime de retraite provincial.

Proposé lors de la dernière campagne électorale plus tôt cette année par la chef libérale, Kathleen Wynne, le ministre des Finances Charles Sousa et la ministre associée des Finances, Mitzie Hunter, ont annoncé les grandes lignes du projet de loi en matinée à Queen's Park.

«Les gens ne se souviendront pas de ce qui a été dit, ici, aujourd'hui. Mais les gens se souviendront ce que nous avons déclenché», a fait valoir M. Sousa.

Le Régime de retraite de la province de l'Ontario (RRPO) a été conçu pour servir de complément au Régime de pensions du Canada (RPC). La création du RRPO ferait en sorte que 1,9% du salaire d'un Ontarien ne contribuant pas déjà à un tel fonds serait déduit pour assurer leur sécurité financière à la retraite. L'employeur serait forcé de verser une cotisation équivalente.

«Aucune de ces sommes ne provient des coffres du gouvernement, a assuré M. Sousa. Ce fonds sera administré par une entité indépendante et non par l'appareil gouvernemental.»

Un travailleur gagnant 45000 $ devra ainsi débourser 788$ au RRPO. À la retraite, il pourra empocher jusqu'à un maximum 25000 $ en prestations annuelles selon le plan du gouvernement Wynne.

«Il a fallu des années pour que ce gouvernement reconnaisse le problème croissant de l'insuffisance d'épargne-retraite - mais ils ont la mauvaise solution [...] Le gouvernement devrait faire confiance aux gens avec leur propre argent plutôt que de forcer un nouveau régime de retraite sur les entreprises qui ne peuvent pas se le permettre [...] Combien d'entreprises seront obligées d'éliminer des emplois ou de réduire les heures des employés afin de répondre aux exigences du gouvernement?» a réagi hier la députée progressiste-conservatrice, Julia Munro, porte-parole de l'opposition sur la question des régimes de retraite.

Les PME de l'Ontario y compris la Chambre de commerce de l'Ontario et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante ont averti les libéraux sur les dangers de la mise en oeuvre du RRPO et les pertes d'emplois qui découleront de ce nouveau régime de retraite, signale-t-elle.

«La faute» du fédéral

Mme Hunter a rappelé que son gouvernement préfère que le fédéral bonifie le RPC, mais que les conservateurs refusent depuis toujours d'améliorer le régime de retraite nationale, dont la contribution maximale est chiffrée à 12500 $. À son avis, Queen's Park se devait d'agir pour «donner aux Ontariens la retraite future qu'ils méritent.»

Le projet de loi déposé hier oblige le gouvernement d'établir le RRPO d'ici le 1er janvier 2017. 

Au cours des prochaines semaines, les libéraux publieront un document sur les détails de la mise en oeuvre qui sont proposés. Les consultations officielles débuteront en janvier 2015.

À l'heure actuelle, moins de 35% des travailleurs de l'Ontario ont accès à un régime de retraite. 

La couverture des travailleurs dans le secteur privé est encore plus faible, puisque seulement 28% d'entre eux peuvent cotiser à un régime.

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