Les condos gardent la cote à Ottawa

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Le boom dans la construction de condominiums, qui a duré presque une décennie à Ottawa, pourrait s'estomper dans les prochaines années. Toutefois, la capitale nationale restera une pépinière pour ce genre de logements en raison de la croissance démographique constante et de l'intérêt porté à ces habitations plus abordables.

C'est l'une des nombreuses prévisions avancées pour la région métropolitaine d'Ottawa, jeudi, à l'occasion de la conférence annuelle de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) sur les perspectives du marché de l'habitation.

«Certes, le marché des condos refroidira à court terme. Mais cela est le résultat d'un surplus à l'inventaire de ce type de logement. Le marché nécessitera donc une certaine période de temps pour s'ajuster», explique Sandra Pérez Torres, analyste principale de marché à la SCHL.

Depuis le début des années 2000, la construction de condos et d'appartements a bondi à Ottawa. Si au début du siècle elle ne comptait que pour un plus de 3% des nouveaux logements bâtis, aujourd'hui, elle représente environ 33% de l'ensemble des structures voyant le jour par an. Le point de saturation a été momentanément atteint à Ottawa. Depuis deux ans, il est particulièrement observable dans les secteurs de Nepean, Kanata, Vanier et des quartiers chinois, Hintonburg et Westoboro. Le taux d'inoccupation s'explique en partie par les données sur l'emploi. La présence de plus de salariés se traduit par plus de logements habités, soutient Mme Pérez Torres.

Le choix d'un petit logis

«Les données démographiques démontrent toujours une demande pour des plus petits logements, reprend l'analyste. Par exemple, les parents dont les enfants ont quitté la maison voudront réduire la taille de leur logis et passeront souvent à un condo ou à un appartement.»

C'est également le choix de prédilection de leurs enfants. Plus de 40% de jeunes adultes d'Ottawa, âgés de 19 à 29 ans, vivent toujours avec leurs parents, rappelle-t-elle. Mais une fois qu'ils quittent le nid familial, ces «Tanguy» préfèrent habituellement s'installer dans de plus petits logements, notamment pour des raisons économiques.

«L'endos de la médaille est que si 40% restent à la maison, 60% se sont trouvés un toit. Si nous savons que l'âge moyen où un adulte s'achète un logement est de 34 ans, cela veut dire que le premier arrêt pour bon nombre de jeunes adultes est la location et non l'achat d'un logement», détaille l'analyste.

Par ailleurs, le marché de la revente d'habitation à Ottawa devrait «se refroidir» en 2015-2016, prédit la SCHL. Le phénomène est surtout observable du côté des condos.

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