Terroristes: 1, citoyens ordinaires: 0

L'ancien maire d'Ottawa et vice-président de la Commission... (Archives, La Presse Canadienne)

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L'ancien maire d'Ottawa et vice-président de la Commission de services policiers, Jim Durrell,  a critiqué les mesures de sécurité déployées lors de la fête du Canada.

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La gestion de la sécurité sur la colline du Parlement à la fête du Canada à Ottawa fut « un désastre absolu », selon un ancien maire d'Ottawa.

Jim Durrell a tenu des propos cinglants lors de la réunion de la Commission de services policiers d'Ottawa, lundi, concernant les longues files d'attente que devaient faire les festivaliers voulant assister aux festivités du 1er juillet. Il a fait ces commentaires alors que la haute direction de la police d'Ottawa était présente à la réunion de la Commission, incluant le chef Charles Bordeleau, qui l'écoutait attentivement.

À un moment donné durant la journée, les autorités ont rapporté une attente de cinq heures pour traverser un des deux points de contrôle permettant d'accéder au site.

« Chaque fois qu'il y a une attaque terroriste ou une quelconque catastrophe qui est attribuée au terrorisme, la première chose qu'on entend est le leader du pays dire : 'Nous allons continuer à vivre des vies normales, que rien ne changera, qu'ils ne gagneront pas, que nous gagnerons'. La fête du Canada, ce fut : terroristes : 1, les citoyens ordinaires : 0. Je ne dirige pas mes critiques envers les policiers et policières qui ont travaillé cette journée », a expliqué M. Durrell, vice-président de la Commission, lançant plutôt ses flèches aux personnes dans des bureaux qui ont planifié la sécurité.

M. Durrell a dit être conscient qu'il faut de la sécurité, mais il a précisé que de laisser des gens attendre en famille pendant des heures n'était pas raisonnable. 

« Si cela continue, qui voudra venir à la fête du Canada ? Traîneriez-vous votre famille ? Diriez-vous à votre famille de Calgary ou Winnipeg de venir ici et perdre trois heures en ligne avec des enfants sans toilette autour, sans eau ? », a ajouté M. Durrell.

« Si c'est vers là que nous nous dirigeons, c'est très triste pour notre pays », a continué l'ancien maire de la capitale.

Le chef Bordeleau a défendu les mesures de sécurité qui ont été mises en place en raison des réalités de menaces terroristes dans le monde, et a jeté le blâme sur les organisateurs de l'événement.

« Il n'y a aucun doute que les longs temps d'attente furent inacceptables, mais je ne crois pas que ce fut la faute de la sécurité. Je crois que les organisateurs auraient pu mieux se préparer pour gérer les files d'attente et les postes de contrôle de sécurité. Les évaluations qu'on nous avait données étaient jusqu'à 10 000 personnes à l'heure. Ça a ensuite baissé à 8000. La réalité est que 4500 personnes passaient les postes de contrôle par heure », a expliqué le chef de police.

M. Bordeleau a continué en indiquant que la présence policière lors d'événements majeurs continuera à être très forte, et il a prévenu les organisateurs d'événements de faire un meilleur travail pour que les délais d'attente ne soient pas déraisonnables.

Ottawa accueillera d'autres événements d'envergure cette année en ce 150e anniversaire de la Confédération, dont La Machine cette semaine dans les rues de la ville, le match de la coupe Grey cet automne au parc Lansdowne, ainsi que la classique hivernale de la Ligue nationale de hockey entre le Canadien de Montréal et les Sénateurs d'Ottawa en décembre.




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