Aucun autre site ne sera préféré à celui de Vanier

Le directeur général du Centre Booth de l'Armée... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Le directeur général du Centre Booth de l'Armée du Salut, Marc Provost, et le directeur des relations publiques et du développement, Glenn van Gulik.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Malgré la levée de boucliers de plusieurs citoyens, commerçants et politiciens du secteur Vanier, l'Armée du Salut n'envisage aucune autre option que le site du 333, chemin de Montréal, pour y déménager son nouveau refuge.

Joints par Le Droit, mardi, le directeur général du Centre Booth de l'organisme, Marc Provost, et le directeur des relations publiques et du développement, Glenn van Gulik, demeurent fermement ancrés dans leur position : aucun autre site ne sera envisagé et préféré à celui de Vanier. Les deux hommes demeurent cependant prêts à rencontrer des membres de la communauté pour calmer le jeu.

Marc Provost est convaincu que le nouveau centre multiservice de Vanier « nettoiera » le secteur plutôt que créer un trafic incessant de sans-abris et de toxicomanes dans les rues et les parcs de Vanier. 

En fait, ce que craignent les résidents de l'endroit ne se réalisera pas, soutient-il, et le nouvel édifice abritera des terrasses intérieures cachées qui accueilleront les bénéficiaires et les soustrairont aux regards des gens. Cela dit, les toxicomanes ne seront donc plus en contact avec leurs pourvoyeurs de drogues, explique-t-il, sans compter le fait que le motel « à l'heure » qui existe aujourd'hui sur ces lieux disparaîtra, ce qui fera quitter la mauvaise clientèle qui le fréquente. 

On est donc dans un scénario de décriminalisation du secteur plutôt que l'inverse. Des travailleurs de rue seront également actifs dans Vanier et rencontreront les bénéficiaires pour « les enlever » de la rue, selon l'expression de M. Provost.

« Ce ne sera pas comme dans un zoo, où les sans-abris sont exposés aux regards des gens », soutient Marc Provost. « On ne veut pas les revoir ces gens-là ! », lance-t-il, en expliquant qu'une panoplie de programmes, de cours, d'ateliers et de thérapies seront offerts à la clientèle pour les sortir de la rue et les réintégrer dans la dignité. Et toute cette gamme de services ne sera possible que dans des locaux plus vastes et plus modernes.

Au 333, chemin de Montréal, on retrouvera un bel édifice contemporain et un café qui n'auront pas l'air d'un refuge, assure-t-il.

Entre temps, l'Armée du Salut ne refusera aucune invitation pour discuter de ces enjeux et prépare actuellement des consultations publiques, de concert avec la Ville d'Ottawa et ses conseillers, pour informer et rassurer la population. 

« C'est normal d'avoir peur de l'inconnu. On a hâte de rencontrer les gens pour leur expliquer, mais peu importe le quartier », il y aura de la contestation et des protestations, explique M. Provost. 

Le refuge actuel de la rue George au marché By accueille près de 225 clients par soir ; ce nombre diminuera à 160 lits d'urgence dans le nouveau centre parce que des services d'aide redirigeront cette clientèle vers des ressources spécialisées. Cent soixante employés y travailleront.




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