Ligne anti-fraude : sept employés congédiés, sept démissionnent

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Selon le Vérificateur général Hughes, la Ligne mise sur pied en 2004 est un moyen « très efficace » pour permettre de signaler de façon anonyme les cas de fraudes ou des abus, améliorant ainsi une culture d'éthique à la ville d'Ottawa.

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Paul Gaboury
Le Droit

À la suite de signalements faits sur la Ligne de fraude et d'abus, sept employés de la ville d'Ottawa ont été congédiés et sept autres ont démissionné pour des histoires de vol, d'utilisation non autorisée ou abusive de biens municipaux ou du temps de travail, d'infractions ou de falsification.

Dans un cas, un employé a pris un congé de maladie pour aller travailler ailleurs. Il a été congédié. Un autre employé a noté dans sa feuille de temps des heures pendant lesquelles il n'avait pas vraiment travaillé. Il a été congédié.

Dans un rapport rendu public jeudi par le Vérificateur général de la ville d'Ottawa, Ken Hughes, on apprend que le nombre de signalements faits sur la Ligne directe de fraude et d'abus a été de 287 en 2016, en baisse de 10% par rapport à l'année précédente. 

De ce nombre, 179 signalements provenaient de la population, et 108 des employés de la ville. Quinze ont été faits par des gestionnaires. Plus de 65% des cas, ou 187, ont été dénoncés par Internet.

En 2015, un nombre record de 319 avait alors enregistré le plus élevé depuis les débuts de cette ligne en 2005. 

En plus des congédiements et des démissions, d'autres mesures disciplinaires ont aussi été imposées, allant de rencontres et avertissements jusqu'à des suspensions.

Selon le Vérificateur général Hughes, la Ligne mise sur pied en 2004 est un moyen « très efficace » pour permettre de signaler de façon anonyme les cas de fraudes ou des abus, améliorant ainsi une culture d'éthique à la ville d'Ottawa. 

« En 2016, 132 personnes ont consulté le dossier de leur signalement après coup, ce qui représente 46% des cas. On peut en déduire que les dénonciateurs voient encore l'intérêt de présenter des renseignements supplémentaires, de suivre l'évolution du dossier ou de connaître les résultats », a mentionné le Vérificateur général Hughes.

Des conseillers municipaux ont toutefois remis en question certaines infractions soulevées dans le rapport, jugeant qu'il ne s'agissait pas à leurs yeux de réels cas de fraude ou d'abus.

Comme cet employé qui a pris régulièrement un véhicule municipal pour aller chercher du café pour ses collègues pendant les heures de pause prévues, avec la permission de son superviseur. L'employé a reçu un avertissement, et les superviseurs ont dû rappeler que les véhicules municipaux ne doivent servir qu'à des fins professionnelles. 

Une transition sans risque vers le train léger

Par ailleurs, le Vérificateur général a déposé un rapport final sur la façon dont la ville a géré la transition vers le nouveau réseau conjoint d'autobus et du train léger. 

« De façon générale, nous n'avons pas relevé de risques importants ou de lacunes », a indiqué M. Hughes lors de sa présentation au comité de la vérification de la ville.




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