Services en français: les plaintes chutent de 72%

« Je pense que le rapport est en principe... (Étienne Ranger, archives Le Droit)

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« Je pense que le rapport est en principe très positif », s'est réjoui le maire Jim Watson.

Étienne Ranger, archives Le Droit

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Le nombre de plaintes déposées à la Direction des services en français (DSF) de la Ville d'Ottawa a chuté de 72 % l'an dernier. De quoi réjouir le maire Jim Watson, qui persiste à dire que la capitale est bilingue et que les politiques linguistiques en vigueur répondent adéquatement aux besoins de la population francophone.

La DSF, qui doit soumettre son rapport annuel mardi lors de la réunion du Comité des finances et du développement économique, a reçu un total de 23 plaintes en 2016 comparativement à 83 l'année précédente. Cinq autres plaintes ont été jugées non recevables.

Selon le maire Watson, ces statistiques démontrent que la tendance est nettement vers l'amélioration même si rien n'est encore parfait. 

« Je pense que le rapport est en principe très positif pour la communauté francophone, c'est le meilleur que j'ai vu depuis que je suis à l'hôtel de ville. Dans tous les départements, notre personnel travaille très fort pour fournir des services dans les deux langues officielles, alors de je suis heureux de constater qu'il y a eu une aussi grande baisse du nombre de plaintes. Dans une ville de quasi un million d'habitants, 23 plaintes, ce n'est pas beaucoup », indique-t-il.

Sur la bonne voie

Affirmant que la municipalité est sur la bonne voie, M. Watson soutient que c'est la responsabilité de la municipalité d'avoir la capacité de répondre et d'interagir au quotidien avec les citoyens autant dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare. Il souligne que des progrès ont été faits ces dernières années, citant l'exemple d'OC Transpo, qui avait été la cible de plusieurs critiques dans le passé alors que les arrêts des autobus n'étaient annoncés qu'en anglais aux usagers du transport en commun. 

« Mon objectif est certainement qu'il n'y ait plus aucune plainte, même si c'est difficile, car de temps à autre on fait des erreurs. En fait, zéro plaintes, c'est un peu un rêve. C'est probablement impossible à atteindre parce qu'aussitôt qu'une personne vit une mauvaise expérience, elle peut facilement déposer une plainte », de dire le maire.

Ce dernier ajoute que l'offre de programmes en français, en autres dans le domaine de la culture et des loisirs, s'est accrue dans plusieurs secteurs dont Kanata et Nepean, là où la population francophone grandit à vitesse grand V depuis quelques années. 

Au cours de l'année 2016, 763 employés municipaux se sont prévalus d'une formation en langue seconde, un chiffre qui a tendance à reculer d'année en année depuis 2012. Comparativement à 2015, il s'agit d'une baisse de 12 %. La grande majorité (92 %) des formations visaient l'amélioration de la maîtrise du français, l'inverse étant beaucoup moins fréquent.

L'an dernier, près d'un poste sur six (16 %) était désigné bilingue à la Ville d'Ottawa, une donnée stable en comparaison à 2015. Un total de 444 évaluations des compétences linguistiques, qui servent principalement à aiguiller la Ville lors de concours de dotation et de mutations d'employés à des postes désignés bilingues, ont été réalisées l'an passé. Il s'agit d'une légère hausse de 5 %.

Nombre de plaintes déposées

2016 : 23

2015 : 83

2014 : 119

2013 : 89

2012 : 49

2011 : 88




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