Presque 6 millions $ en constats d'infraction

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Chaque jour, près de 50 automobilistes se font prendre à griller un feu rouge à Ottawa.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Chaque jour, près de 50 automobilistes se font prendre à griller un feu rouge à Ottawa. Les appareils photo reliés aux feux de circulation installés sur le territoire de la capitale ont permis de distribuer 17 870 constats d'infraction en 2016, permettant à la Ville et à la province d'engranger des revenus de près de 5,8 millions $, a appris Le Droit.

Contrairement à Gatineau et ses radars photo, il est toutefois impossible d'obtenir des chiffres précis pour chacune des 34 intersections où est installé un tel dispositif, si bien qu'on ignore quels endroits sont les plus lucratifs pour la municipalité. La Ville d'Ottawa indique qu'elle n'a pas les données ventilées par emplacement. La facture pour une telle infraction s'élève à 325$.

En mars dernier, la municipalité a annoncé que 20 nouveaux appareils feraient leur apparition sur le réseau routier d'ici la fin de l'année, portant ainsi leur nombre à 54. Du nombre, cinq dispositifs ont déjà été installés, entre autres à l'intersection des rues Catherine et Kent, ainsi que du boulevard St-Joseph et du chemin Old Tenth Line.

Si la Ville convient que le programme géré à Toronto a permis de cumuler des sommes importantes dans ses coffres, elle rappelle que l'objectif est de sensibiliser les gens et de surcroît d'abaisser le nombre de collisions latérales. 

Sur une période de cinq ans, celles-ci ont d'ailleurs chuté de 33%, indique le directeur des services de circulation, Phil Landry.

«Il y a beaucoup de plaintes dans différents secteurs de la ville, notre but est que personne ne passe sur un feu rouge. [...] Oui, les collisions arrière ont augmenté de 8%, mais on parle alors seulement de dommages matériels, il n'y a pas autant d'inquiétudes. C'est qu'en sachant qu'il y a un appareil à l'intersection, lorsque le feu vire au jaune, beaucoup de gens peuvent freinent brusquement, c'est un réflexe. Ça cause donc d'autres accidents, mais c'est quelque chose qu'on observe dans d'autres études. Les collisions en angle droit, elles, peuvent causer des blessures graves et même la mort», affirme le gestionnaire. 

Lorsqu'on analyse les sept intersections où ont été installés les tout premiers appareils photo, le nombre de collisions latérales a baissé de 29%, tandis que le nombre d'accidents arrière s'est accru de 20%. 

VERS UNE ENTENTE ONTARIO-QUÉBEC?

Par ailleurs, si les automobilistes du Québec ne reçoivent toujours pas de constat d'infraction lorsqu'ils sont photographiés en flagrant délit devant un feu rouge à Ottawa, leur période de grâce pourrait bien s'achever. 

Les pourparlers se poursuivent toujours entre le ministère des Transports de l'Ontario et la Société de l'assurance automobile du Québec en vue d'en venir à une entente à ce sujet, selon des informations obtenues auprès des cabinets des ministres des Transports des deux provinces. 

Les municipalités ont la capacité de facturer des véhicules québécois pour de telles infractions, mais elles doivent d'abord conclure des ententes de partage de données avec le Québec pour obtenir des informations sur la propriété de la plaque d'immatriculation», explique Celso Pereira, attaché de presse du ministre ontarien des Transports, Steven Del Duca. 

Le Programme des appareils photo reliés aux feux rouges dispose d'un budget de près d'un million de dollars à Ottawa.




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