Les besoins des sinistrés, «notre priorité numéro un»

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Beaucoup de secteurs d'Ottawa, dont Cumberland, sont aux prises avec les inondations.

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Crue historique en Outaouais
Crue historique en Outaouais

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Si la solidarité des citoyens a été sans précédent pour venir en aide aux sinistrés des inondations, les besoins risquent d'être autant sinon plus importants lors du lent retour vers la normale.

C'est l'avertissement lancé par le conseiller municipal Eli El-Chantiry, dont le quartier de l'ouest d'Ottawa est de loin le plus affecté par la catastrophe et qui est lui-même personnellement touché. 

« Il ne faut pas abandonner sous prétexte que l'eau baisse et qu'il fait soleil. Je trouve que les opérations ralentissent, alors qu'on a encore besoin de tout le soutien possible. Jusqu'ici, il y avait de l'aide sans qu'on la demande. La bataille est encore loin d'être gagnée », a-t-il lancé lors de la réunion du conseil municipal mercredi. 

Selon le plus récent bilan dévoilé par le maire Jim Watson, le nombre de propriétés affectées par les inondations sur le territoire de la capitale a haussé d'un cran, passant de 310 à 346. Plus de 90 % des résidences touchées se trouvent dans le quartier West Carleton-March. Quant au nombre de familles qui ont dû être relocalisées, il s'élève à 155. 

La Ville a annoncé du même coup que le niveau de l'eau avait diminué de 12 cm dans le secteur Cumberland, de 5 cm dans Britannia et de 2 cm dans la Baie Constance. 

Malgré le retrait graduel des eaux, le centre de commandement érigé par la municipalité poursuit ses opérations et ce 24 heures sur 24, a averti le directeur général des Services de protection et d'urgence, Anthony Di Monte. 

Le maire Watson, qui s'est réjoui qu'au-delà de 2000 citoyens se sont inscrits comme bénévoles sur le site web de la ville, n'a lui non plus pas caché que les prochaines semaines seront cruciales. 

« Beaucoup de gens devront rebâtir leurs maisons, leurs vies. Ce sera difficile, même si dans les derniers jours j'ai entendu des histoires d'espoir et d'entraide. Maintenant, il faut se relever les manches car nous passerons à une nouvelle étape, celle du nettoyage. Tous les débris se retrouveront sur les propriétés privées, dans les fossés, sur nos routes, etc. Je mets tout le monde au défi d'en faire encore plus. [...] Je pense que les séances d'information pour les sinistrés étaient un bon départ, on doit continuer d'être abordables dans nos réponses plutôt que bureaucratiques », dit-il. 

Avouant être préoccupé par les prévisions météorologiques du prochain week-end, M. Watson a indiqué que de répondre aux besoins dans les zones sinistrées était la « priorité numéro un ». 

Deux autres élus dont les quartiers sont frappés par la crue des eaux, Stephen Blais et Mark Taylor, ont quant à eux souligné à grands traits la résilience de leurs concitoyens qui auraient très bien pu craquer sous le stress et la fatigue. 

Si le premier a indiqué qu'une femme enceinte de huit mois et son jeune enfant ont tenu bon dans la maison jusqu'à ce que les pompiers les avertissent qu'il était devenu trop dangereux de rester là, le second a quant à lui raconté qu'un couple qui devait convoler en justes noces au club de yacht Britannia, il y a quelques jours en bordure de la rivière, a pu procéder à l'échange des alliances grâce au travail des bénévoles et des autorités. 

La Ville d'Ottawa a mis sur pied quatre centres d'information et de facilitation pour les sinistrés, lesquels seront ouverts de 10 h à 20 h jeudi et vendredi.




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