Watson veut avoir son mot à dire

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Le maire d'Ottawa ne veut surtout pas être tenu à l'écart du dossier du redéveloppement des plaines LeBreton.

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Le maire Jim Watson ne souhaite pas rester dans l'ombre dans l'important dossier du redéveloppement des plaines LeBreton, bien au contraire.

À preuve, il a annoncé mercredi qu'il veut que la Ville d'Ottawa entame des négociations avec la Commission de la capitale nationale (CCN) et le consortium RendezVous LeBreton, dont le projet, qui comprend entre autres un nouvel amphithéâtre de 18 000 sièges pour les Sénateurs d'Ottawa, des milliers de logements, des commerces, une grande bibliothèque et des hôtels, a été retenu il y a près d'un an.

Dans une lettre qu'il a transmise aux élus, le maire Watson affirme que des pourparlers commercialement confidentiels et exploratoires ont eu lieu avec le groupe, mais ajoute avoir récemment appris que la CCN compte intensifier son niveau d'engagement avec le consortium et redémarrer des négociations.

« Je pense que c'est important d'avoir une position formelle de la Ville d'Ottawa pour entamer des négociations », indique-t-il, ajoutant qu'il est primordial de connaître les responsabilités du secteur privé, de la Ville et des deux paliers de gouvernement dans ce dossier.

Soutenant que ce vaste terrain a été inexploité pendant plusieurs décennies et que son potentiel est énorme, M. Watson dit vouloir représenter la Ville dans ces négociations futures afin de s'assurer que les intérêts supérieurs de la capitale fédérale et de ses contribuables soient représentés à la table.

Le premier magistrat de la municipalité n'a pas caché avoir plusieurs questionnements en tête au sujet du projet Illumination LeBreton, piloté entre autres par le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk. Par exemple, comment sera financé le futur nouvel aréna et est-ce que la Ville pourrait être appelée à y injecter de l'argent, comme d'autres concessions la LNH l'ont fait ?

Le sort qui sera réservé au Centre Canadian Tire advenant que les Sénateurs déménagent leur domicile à un jet de pierre du centre-ville préoccupe également le maire. Il a précisé du même coup qu'il prévoit travailler en partenariat avec l'organisation, les conseillers municipaux de l'ouest de la ville et les entreprises afin de s'assurer que des mesures seront mises de l'avant pour compenser les pertes économiques potentielles auxquelles devraient faire face les secteurs Kanata et Stittsville.

Désirant avoir des pourparlers teintés de transparence et d'ouverture, Jim Watson rappelle que le projet de redéveloppement des plaines LeBreton aura un impact majeur sur l'avenir de la capitale, avec le train léger qui passera à proximité.

« Si l'aréna déménage, on estime que 80 % des gens qui utilisaient auparavant leur véhicule pour se rendre à l'aréna vont plutôt opter pour le transport en commun ou actif. Ça représente 1,5 million de déplacements. Prenez un instant pour imaginer combien de temps en moins ça va prendre pour aller voir un match », a lancé M. Watson.

Le maire a annoncé que le Comité des finances et du développement économique devra lui remettre un rapport sur le mandat du Conseil pour les négociations à venir d'ici les prochains mois. Il demande entre autres à l'administration de décrire les bénéfices qu'en retireront à long terme les résidents ottaviens sur un horizon de planification de 30 à 50 ans.




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