Plus de femmes âgées et de familles sans-abri

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Le nombre de femmes plus âgées ayant recours aux refuges d'urgence ne cesse d'augmenter.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Le nombre de sans-abri ayant séjourné dans les refuges d'urgence à Ottawa a augmenté de 5,2 % en 2016, selon le rapport annuel présenté mardi à l'hôtel de ville par l'Alliance pour mettre un terme à l'itinérance.

L'année dernière, 7 170 personnes ont logé dans un refuge, comparativement à 6 815 en 2015. Mais l'augmentation de la population itinérante est particulièrement frappante parmi les familles et les femmes âgées de plus de 50 ans.

Malgré les 320 nouvelles options d'habitations abordables créées l'année dernière, l'Alliance a noté une hausse de 20,1 % du nombre de femmes plus âgées fréquentant un refuge, et de 12,5 % chez les familles.

La députée provinciale d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, s'est dite « un peu découragée » par les résultats de ce constat.

« C'est très important d'avoir des rapports comme ceux-là pour mettre les choses au point, mentionne la députée. Cela sert à nous rappeler l'importance de ce qui se passe, pour créer une forme d'imputabilité lorsque les chiffres ne répondent pas adéquatement aux efforts qui sont déployés. »

Faute de solutions alternatives, le nombre de femmes plus âgées ayant recours aux refuges d'urgence ne cesse d'augmenter.

Par manque de ressources en matière de santé et de logement, les femmes dans la soixantaine séjournent en moyenne 86 jours dans les refuges, alors que l'Alliance vise à ce que les séjours soient d'une durée maximale de 30 jours.

« Il faut améliorer la disponibilité des logements adéquats et abordables, avec services et soutien », précise le directeur général de l'Alliance, Mike Bulthuis,.

« Plus un lit est occupé longtemps, moins il y a de place pour d'autres individus », indique-t-il.

Manque d'espace

L'augmentation du nombre de familles qui se retrouvent en situation d'itinérance pourrait, quant à elle, s'expliquer par le manque d'espace dans les logements.

« Plusieurs familles ont trois, quatre, cinq, voire six enfants, mais les logements sont trop petits », explique la directrice générale du Centre de santé communautaire Pinecrest-Queensway à Ottawa, Wanda MacDonald.

« Les membres de certaines familles disent qu'ils ont été obligés de se séparer pour avoir un endroit pour vivre, poursuit-elle. Et ce n'est pas la bonne façon d'aider les familles. »

En 2017, l'Alliance entend mettre l'accent sur la prévention. Mais, selon la députée Des Rosiers, la priorité pour répondre aux besoins de la population itinérante doit être de résoudre le problème de la précarité des logements.

« Il y a encore beaucoup de choses qui doivent être faites, souligne Nathalie Des Rosiers. Il faut construire des logements qui répondent à tous les besoins de notre société, pas seulement des condos ou des logements luxueux. »

Marika Bellavance, collaboration spéciale




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