Le chantier du train léger jugé sécuritaire

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Samedi dernier, un travailleur de la construction a été blessé à la tête après avoir été frappé par un boyau de coulage de béton sur le chantier du tunnel, à l'angle des rues Kent et Queen, à Ottawa.

Martin Roy, archives Le Droit

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Il n'y a nullement lieu de s'alarmer pour la sécurité des ouvriers sur le chantier du train léger, affirment à la fois le directeur général des Transports à la Ville d'Ottawa, John Manconi, et le consortium en charge du projet, Rideau Transit Group.

Les deux incidents survenus en l'espace d'une semaine sont des événements isolés, disent-ils, rappelant que le taux de perte de temps (0,32), qui permet d'évaluer la performance en matière de sécurité et qui est calculé en pourcentage du nombre de blessures avec arrêt de travail par rapport aux heures travaillées, est trois moins élevés que la moyenne provinciale. 

Samedi dernier, un travailleur de la construction a été blessé à la tête après avoir été frappé par un boyau de coulage de béton sur le chantier du tunnel, à l'angle des rues Kent et Queen, au centre-ville de la capitale. L'homme de 40 ans, qui n'a pas été blessé gravement comme cela avait été annoncé par erreur au départ, a déjà reçu son congé de l'hôpital et se repose à la maison, a indiqué M. Manconi en point de presse lundi après-midi, qualifiant l'accident de « mineur ». Le ministère du Travail de l'Ontario a été informé de l'événement. 

Il y a une semaine, un autre ouvrier avait été blessé sur le chantier de la future station Parlement. En novembre, deux employés avaient été blessés lorsqu'une petite portion de l'acier d'armature du tunnel train léger s'était détachée puis était tombé sur ces derniers non loin de l'intersection des rues Laurier et Waller. Au total, 12 incidents sont survenus depuis l'amorce des travaux il y a quatre ans. 

Même si la cadence des travaux s'est accélérée, John Manconi indique qu'aucun compromis n'est fait au chapitre de la sécurité. Il n'y a pas non plus de corrélation à faire avec le nombre d'accidents puisque le nombre d'ouvriers est à la hausse, dit-il, ajoutant du même coup que trois inspecteurs à temps plein effectuent deux visites quotidiennes sur l'ensemble du chantier. Sur certaines portions du tracé du tunnel, les travaux se déroulent cinq jours par semaine, 24 heures par jour, alors que sur d'autres, c'est même sept jours sur sept. Envions 1100 employés travaillent à la construction de la Ligne de la Confédération, qui comptera 13 stations et dont la première phase doit être achevée en 2018.

« Chacun des ouvriers qui oeuvrent sur ce projet a les mêmes droits que tous les autres qui travaillent dans de tels environnements en Ontario. Il y a le volet de la santé et de la sécurité au travail, il y a des inspections, ils ont le droit de refuser du travail s'ils ne le considèrent pas sécuritaire, ils ont le droit de signaler des événements au ministère du Travail, etc. S'il y a n'importe quel employé qui ne se sent pas en sécurité, il a tous les droits et protections pour se manifester », soutient-il. 

Quant à Rideau Transit Group, la directrice des communications Kathryn Keyes a indiqué qu'on ne lésine pas sur la sécurité des travailleurs et que lorsque la situation le commande, des ressources supplémentaires en supervision de santé et sécurité au travail sont déployées sur le terrain.

« On ne fait aucun compromis là-dessus, ça ne sert à personne », a-t-elle expliqué.




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