Candidature à la mairie: Watson misera sur son bilan

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, briguera un troisième... (Martin Roy, Archives Le Droit)

Agrandir

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, briguera un troisième mandat consécutif.

Martin Roy, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Après huit ans en fonction, l'usure du pouvoir se fait sentir pour la plupart des politiciens. Jim Watson espère qu'il ne se sera pas fait trop d'ennemis au cours des deux derniers mandats et que la population d'Ottawa lui fera à nouveau confiance en octobre 2018.

Celui qui est maire d'Ottawa depuis 2010 - en plus d'un mandat de 1997 à 2000 - concède que certaines de ses décisions ont pu déplaire, à commencer par sa position face au bilinguisme officiel de la municipalité. M. Watson ne croit toutefois pas que cet enjeu sera suffisant pour s'aliéner complètement la communauté francophone qui l'a appuyé en grand nombre lors des deux dernières élections.

Le maire d'Ottawa ajoute qu'il ne doit pas trop s'en faire avec son opposition et qu'il doit vivre avec les conséquences de ses décisions.

« C'est vraiment difficile de battre un conseiller ou un maire sortant, il y a des avantages, mais il y a aussi un historique. Il y a des gens qui n'aiment pas le projet du parc Lansdowne, est-ce que j'ai perdu des votes en l'appuyant ? Peut-être. Mais pour moi, c'est important de me concentrer sur mon plan et, durant la période d'élection qui commence en mai prochain, je vais donner des promesses spécifiques et abordables. »

Fier de son bilan

Dans une lettre publiée sur Facebook jeudi matin où il annonce qu'il sera de nouveau candidat en 2018, Jim Watson affirme être « très fier de [son] bilan ». Il entend insister sur ses réalisations durant la prochaine campagne pour convaincre les Ottaviens de voter pour lui.

Selon lui, son bilan est un argument démontrant qu'il est qualifié pour le poste, notamment lorsqu'il est question de la gestion de projets comme le train léger.

« Pour moi, c'est important d'avoir une personne comme maire avec de l'expérience pour protéger les contribuables des [dépassements de coûts]. Avec la phase 1 du train léger, c'est [à temps et dans les coûts] », lance M. Watson.

« Malheureusement, à la Ville d'Ottawa, on a souvent eu des grands discours, des discussions sur des projets comme le train léger, le parc Lansdowne, mais pas d'action. Avec ce conseil, on a eu de l'action sur Lansdowne », ajoute le maire d'Ottawa.

Jim Watson estime avoir fait des promesses raisonnables et avoir réussi à respecter la grande majorité d'entre elles. Sans cela ou sans une collaboration du reste du conseil municipal, il laisse entendre qu'il ne serait peut-être pas candidat à nouveau.

« S'il n'y a pas de succès avec les grands projets, probablement que la population dit : "bye bye M. Watson". »

Les relations avec Gatineau, un legs ?

Pour Jim Watson, il n'y a aucun doute que les bonnes relations entre Gatineau et Ottawa sont essentielles pour l'avenir de la région. Ce désir s'est témoigné de nouveau pas plus tard que mercredi lorsque le conseil a adopté une résolution pour mandater le maire de discuter avec Gatineau pour arrimer les deux services de transport en commun et faire traverser le train léger par le pont Prince-de-Galles.

« C'est important pour moi, nous sommes vraiment une région économique. Si Gatineau attire un nouvel hôtel, une nouvelle industrie, c'est bon pour Ottawa. Même chose pour nous, si on attire un nouvel employeur, il y a probablement 10 ou 20 % des employés qui vont acheter une maison à Gatineau. »

M. Watson espère que les efforts déployés par Maxime Pedneaud-Jobin et lui au cours des dernières années pour rapprocher Gatineau et Ottawa deviennent un legs des deux politiciens, même s'ils devaient tous deux être défaits dans leur élection respective (automne 2017 à Gatineau).




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer