Le train léger pourrait traverser la rivière des Outaouais

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Le pont Prince-de-Galles ferait notamment partie des discussions entre Ottawa et Gatineau.

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Changement de cap à la table du conseil municipal d'Ottawa, mercredi, alors que les élus de la capitale fédérale ont tendu pour la toute première fois la main à leurs voisins gatinois afin d'entamer de sérieuses discussions sur la possibilité d'arrimer les systèmes de transport en commun des deux villes via le pont Prince-de-Galles.

À l'heure actuelle, le scénario de relier le tracé du train léger d'OC Transpo à la station Taché-UQO du Rapibus s'avère l'un des plus plausibles sur la table à dessin. 

Adoptée à l'unanimité, la motion proposée par les conseillers Keith Egli et Jeff Leiper donne le mandat au maire Jim Watson d'initier au cours des mois à venir des pourparlers formels avec son homologue Maxime Pedneaud-Jobin.

« C'est quelque chose dont on parle depuis des décennies. Il y a tellement de gens qui vivent à Ottawa et travaillent à Gatineau et vice-versa, alors ce ne serait que logique, considérant qu'à la fin de la journée, il faut trouver de meilleures façons pour qu'ils puissent se déplacer rapidement, sans avoir à construire un nouveau pont interprovincial, un projet qui divise nos communautés. Il n'y a pas un jour qui passe sans que quelqu'un vienne me voir pour savoir comment on peut améliorer la connexion nord-sud entre les deux villes », a indiqué le maire Watson, qualifiant cette première étape d'excitante. 

Ces dernières années, particulièrement depuis le lancement des travaux du train léger, les autorités municipales ottaviennes n'ont jamais caché que l'un de leurs objectifs était d'éliminer progressivement les autobus circulant dans le centre-ville. 

Les coûts de réfection de l'ancien pont ferroviaire, propriété de la Ville d'Ottawa depuis 2005, sont évalués à quelques dizaines de millions $, selon Jim Watson. Ce dernier a toutefois tenu à être clair : la concrétisation du projet est conditionnelle à l'appui financier des paliers de gouvernement supérieurs tels que le fédéral puisque la Ville n'a pas d'argent à y injecter pour l'instant.

Dans un monde idéal, selon le maire Watson, le train léger pourrait circuler pour la première fois sur le pont érigé à la fin du 19e siècle dans un horizon de cinq à sept ans. 

Plus de 60 000 personnes transitent quotidiennement d'Ottawa vers Gatineau et les déplacements interprovinciaux sont appelés à hausser de 65 % d'ici 2031, selon la Ville d'Ottawa.

Du même coup, malgré les dissensions de quelques conseillers, dont Diane Deans et Rick Chiarelli sur certains aspects, la Ville a donné son feu vert à la phase 2 du train léger, dont le tracé sera prolongé vers le chemin Trim à l'est, la promenade Moodie à l'ouest et l'aéroport au sud. Le coût du projet est évalué à trois milliards $. 

M. Watson ignore si le gouvernement Trudeau allongera le milliard $ promis pour le prolongement du train léger lors du dépôt du budget fédéral, le 22 mars, mais il se dit confiant que les fonds pourront être débloqués avant la fin mai, date limite fixée par la municipalité pour lancer le processus d'appels d'offres.

En janvier dernier, les maires d'Ottawa et Gatineau avaient promis de collaborer ensemble pour s'assurer que les usagers d'OC Transpo et de la Société de transport de l'Outaouais puissent profiter d'une meilleure interconnectivité entre les deux rives. À la demande de M. Pedneaud-Jobin, le transport régional fait d'ailleurs désormais partie des dossiers qui seront discutés de façon régulière lors des rencontres du conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale (CCN).




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