Ottawa 2017: oublier la ville terne

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«Tout ce qu'on va accomplir va avoir un effet durable sur de nouveaux événements», affirme le directeur général du Bureau d'Ottawa 2017, Guy Laflamme.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Le Bureau d'Ottawa 2017 et le maire Jim Watson font le pari que les festivités du 150e anniversaire de la Confédération serviront de tremplin en vue de mieux faire connaître la capitale nationale du pays. Le véritable legs au terme de ces 365 jours de célébrations se reflétera dans les effets à long terme et dans la nouvelle image de la ville qui ne veut plus se faire apposer les étiquettes « terne », « plate » et « ville de fonctionnaires ».

« En fin de compte on fait des mini-olympiques sans avoir à prendre le risque d'investir des sommes majeures en infrastructures sans savoir quelles seront les retombées. Tout ce qu'on va accomplir va avoir un effet durable sur de nouveaux événements. C'est un repositionnement d'Ottawa pour changer l'image de la ville et la rafraîchir, mais aussi engendrer un esprit de fierté auprès des résidents et de confiance des gens d'affaires. Ça va avoir un effet durable pour les années à venir », soutient Guy Laflamme, directeur général du Bureau d'Ottawa 2017, en rencontre éditoriale avec Le Droit.

M. Laflamme établit un parallèle avec les festivités du 400e anniversaire de Québec tenues en 2008. Selon lui, la perception Vieille Capitale a changé, le niveau de fierté des citoyens s'est accru depuis 2008 et le même effet pourra se faire ressentir à Ottawa au terme de l'année 2017.

Plus de 250 événements animeront les différents secteurs de la ville pendant 12 mois grâce à un budget de 40 millions $. Le Bureau d'Ottawa 2017 estime que les retombées économiques seront de l'ordre de 320 millions $ avec environ 1,75 million de visiteurs de plus que les 8 millions qui passent par la capitale annuellement.

Lorsqu'il parle de la programmation, M. Laflamme avoue accorder beaucoup d'attention à la profondeur et à la résonance des événements. Bien que certaines activités peuvent paraître festives de prime abord, M. Laflamme assure que la notion historique est en trame de fond.

Il cite en exemple le Village de l'inspiration qui sera érigé sur la rue York, de mai à septembre, où une vingtaine de conteneurs maritimes proposeront une vitrine sur la façon de vivre aux quatre coins du pays. Ou encore la mise en lumière des chutes Chaudières, une production qui rendra hommage aux Premières Nations. 

Par ailleurs, la projection Kontinuum proposera une perspective futuriste au coeur du « projet le plus transformateur d'Ottawa », soit le tunnel du train léger.

Les ouvriers ont commencé à assembler le parcours... (Martin Roy, Le Droit) - image 2.0

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Les ouvriers ont commencé à assembler le parcours du Red Bull Crashed Ice à côté du Château Laurier.

Martin Roy, Le Droit

Sans oublier le Red Bull Crashed Ice. Les athlètes de calibre international s'affronteront pour le titre ultime pendant la finale sur les écluses du canal Rideau les 3 et 4 mars. Une compétition qui permettra de célébrer la passion des Canadiens pour le hockey, le patinage, la glace et l'hiver sur un site du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les patineurs qui se seront qualifiés dévaleront la piste de 375 m, composée notamment de pentes abruptes et de virages en épingle, à une vitesse dépassant les 50 km/h. Il s'agira de la grande finale du Championnat du monde de «Ice cross downhill».

Hausse de la criminalité

La ville d'Ottawa a fait parler d'elle au cours de l'année 2016, notamment en raison de la hausse du nombre d'homicides. La municipalité a été le théâtre de 24 meurtres l'an dernier, égalant le triste record établi en 1995. 

Le maire Watson croit que cette mauvaise publicité ne refroidira pas les touristes.

« L'année dernière, on a eu un très grand défi avec le nombre de meurtres, mais le chef de police a bien dit que ce n'était pas une tendance. Il faut considérer qu'on avait une moyenne de sept, huit meurtres par année avant », rappelle-t-il.

De son côté, Guy Laflamme soutient que le lancement des festivités, le 31 décembre, a su démontrer le sérieux des forces policières.

Ottawa n'est pas le seul endroit qui tentera d'attirer son lot de visiteurs au cours de cette année marquante. Montréal, qui souligne son 375e anniversaire de fondation, invite les touristes à venir y festoyer.

Jim Watson ne voit pas de compétition entre les deux événements, mais plutôt une opportunité.

« Je pense qu'on va attirer des gens qui visitent Montréal, admet-il. C'est un marché situé à deux heures de route. On a aussi misé sur les marchés de Toronto, Kingston et du nord des États-Unis. La valeur de notre dollar c'est magnifique pour attirer les Américains. »

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