Les villes demandent 12,6 milliards $ au fédéral

Jim Watson et ses homologues de grandes villes... (Adrian Wyld, La Presse canadienne)

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Jim Watson et ses homologues de grandes villes canadiennes demandent de l'aide du fédéral pour régler la crise du logement.

Adrian Wyld, La Presse canadienne

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Les maires d'Ottawa et de Gatineau joignent leur voix à celle de leurs homologues des grandes villes canadiennes et demandent au premier ministre Justin Trudeau d'investir 12,6 milliards $ sur huit ans, afin de répondre aux demandes en matière de logement abordable partout au pays.

Les maires ont fait de ce sujet une priorité dans le cadre de la réunion annuelle du caucus des maires des grandes villes de la Fédération canadienne des municipalités, à quelques mois du dépôt du budget fédéral. Selon la dizaine de premiers magistrats présents à la rencontre avec le premier ministre Justin Trudeau, vendredi à Ottawa, un million et demi de familles peinent à trouver un toit au Canada.

Plus particulièrement dans la capitale, on compte près de 10 000 personnes attendent sur une liste d'attente afin d'accéder à un logement abordable. 

« Les fonds qu'on a parlé avec le premier ministre sont pour des projets capitaux pour la construction de nouveaux appartements. Il y a 300 appartements dans un quartier de Toronto que la Ville devra fermer parce qu'ils n'ont pas l'argent pour faire les réparations nécessaires. C'est comme ça ici aussi à Ottawa, mais moins gros. L'entretien de nos infrastructures est meilleur ici », soutient le maire Jim Watson.

Du côté de Gatineau, 1300 familles sont en attente d'un logement abordable. La capacité de construction se situe entre 300 et 400 logements par année, ce qui constituerait une participation gouvernementale de plusieurs dizaines de millions de dollars, soutient le maire, Maxime Pedneaud-Jobin. Il considère que la collaboration entre le fédéral et les villes est essentielle afin de trouver une solution.

« À Gatineau, on est l'une des villes où le logement coûte le plus cher et le pourcentage de gens qui paient plus de 30, 50, voire 80 % de leur revenu (pour payer leur loyer) augmente. Il y a une grosse urgence et la construction de nouvelles habitations et la rénovation sont des enjeux importants », affirme M. Pedneaud-Jobin.

Des overdoses mortelles

La question de la crise des opioïdes a aussi été au coeur des discussions avec M. Trudeau. De grandes villes canadiennes doivent composer avec l'arrivée du fentanyl, une drogue à l'origine de d'overdoses mortelles de plusieurs toxicomanes.

« Nous avons eu une bonne discussion sur la crise des opioïdes. Nous ne sommes pas au même niveau que certaines villes, comme Vancouver, nuance M. Watson. Je pense que le premier ministre était ouvert. Nous avons besoin que les municipalités, la province et le fédéral travaillent tous ensemble pour trouver une solution. »

Selon le maire d'Edmonton et président du caucus des maires, Don Iveson, le logement abordable joue un rôle important pour répondre à la crise des opioïdes.

Les villes se retrouveront à « payer le prix », selon lui, si le fédéral ne coordonne par les efforts des provinces et des municipalités et n'offre pas de ressources pour le traitement des dépendances aux drogues.

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