Pour un site d'injection supervisée

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Les services d'injection supervisée permettent aux toxicomanes de s'injecter de la drogue dans de bonnes conditions d'hygiène.

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Un site d'injection supervisée pourrait voir le jour au Centre de santé communautaire Côte-de-Sable d'ici quelques mois. Le conseil d'administration a donné le feu vert afin de présenter une demande d'exemption à la Loi fédérale sur les drogues de Santé Canada.

Les membres du CA ont voté à l'unanimité en faveur du projet, mercredi soir. La demande doit être envoyée dès jeudi matin afin d'enclencher le processus.

Le Centre de la rue Nelson, où serait situé le site d'injection, demande un financement de 1,4 million $. L'argent permettrait d'offrir un service sept jours par semaine à raison de 12 h par jour. Le gouvernement de l'Ontario a annoncé son appui au projet la semaine dernière. 

«Ce qui est particulier avec notre demande c'est qu'on a déjà des services en place. On a une clinique sans rendez-vous et des travailleurs sociaux qui font de la gestion de cas. Ça permet à notre clientèle d'avoir accès à différents services ou traitement. Pour nous c'est un point de contact, une porte d'entrée vers les autres traitements», explique Luc Cormier, infirmier autorisé du Centre de santé communautaire Côte-de-Sable, qui estime que Santé Canada devrait rendre sa réponse d'ici deux ou trois mois.

L'objectif d'une clinique d'injection supervisée n'est pas d'encourager la consommation de drogue, mais plutôt de favoriser la réduction des méfaits et d'inciter les toxicomanes à consommer de façon plus sécuritaire.

«Avoir un centre d'injection, ça permet aux consommateurs de ne pas s'inquiéter quand vient le temps de trouver un endroit sécuritaire pour prendre de la drogue. Ça va nous donner la chance de bâtir une relation thérapeutique avec nos clients et peut-être qu'au fil du temps, on pourra les aider à s'en sortir», soutient M. Cormier.

Santé publique Ottawa a donné son appui à la création de centres d'injection supervisée au printemps dernier. De son côté, le maire Jim Watson n'a jamais caché qu'il n'appuyait pas personnellement la mesure, mais qu'il ne s'opposerait pas à la recommandation de l'agence de santé. Le chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau, a soulevé quelques préoccupations à savoir si les crimes allaient augmenter avec l'ouverture de telles cliniques.

Afin de préparer son dossier, des membres du Centre de santé communautaire Côte-de-Sable ont visité le premier site d'injection légalement sanctionné par Santé Canada. La clinique Insite, de Vancouver, a ouvert ses portes en 2003.

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