Capitale bilingue: Fleury ne lance pas la serviette

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Le conseiller municipal Mathieu Fleury

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Bien que l'année 2017 soit déjà entamée et que la Ville d'Ottawa n'ait pas été désignée officiellement bilingue, le projet n'est pas pour autant mort et enterré, à en croire les militants franco-ontariens.

Les membres du mouvement Ottawa Bilingue souhaitaient créer un legs dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération en 2017, en obtenant le statut de ville officiellement bilingue. Cette année phare revêt un caractère symbolique pour la cause des francophones.

« Pourquoi ça bloque ? questionne Lucien Bradet, membre du mouvement Ottawa Bilingue. C'est à cause de la volonté des élus d'aller de l'avant. C'est certain qu'ils sont toujours frileux quand il s'agit d'un sujet pas facile. [...] On va continuer à travailler en essayant de les convaincre de la bonne foi de notre approche et de la valeur de notre approche. On ne lance pas la serviette. On va continuer à essayer de les convaincre. »

Le conseiller Mathieu Fleury, qui appuie le mouvement, a affirmé qu'il ne présenterait pas le projet devant le conseil tant qu'il n'aurait pas la certitude qu'au moins 17 élus l'appuieraient.

À l'heure actuelle, au moins neuf conseillers sur 23 donneraient leur appui au bilinguisme. L'objectif est de créer un « effet boule de neige » en ralliant des conseillers qui sont dans la neutralité. Selon le conseiller de Rideau-Vanier, il est préférable de conserver le statu quo pour le moment et attendre le moment opportun. « C'est une question complexe. C'est facile d'écrire une motion, mais une fois qu'on perd le vote, ça devient une décision officielle du conseil », observe M. Fleury.

De son côté, le maire Jim Watson n'a jamais changé d'avis. La politique actuelle fonctionne bien et il considère que la ville est bilingue.

« Je regrette que Watson bloque tout depuis 10 ans, avance Roland Madou, militant franco-ontarien. La Ville a déjà demandé le bilinguisme sous Chiarelli. Watson était au gouvernement dans ce temps-là et il l'a bloqué. Il n'en voulait pas du tout. [...] Je suis convaincu que Watson ne sera jamais d'accord parce qu'il perdrait la face. »

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