La gestion des marchés By et Parkdale critiquée

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Les marchés publics, dont le Marché By, ont été pointé du doigt par le vérificateur général de la Ville d'Ottawa pour leur mauvaise gestion. D'autre part, le train léger a reçu une bonne note.

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La gestion des marchés By et Parkdale doit être améliorée, selon le vérificateur général Ken Hugues qui observe également un manque de gouvernance et de supervision au sein de certains secteurs de l'administration municipale d'Ottawa.

Dans son rapport annuel déposé jeudi au Comité de vérification, M. Hugues y va de 32 recommandations. Somme toute, Ken Hughes donne une note de B- à la ville qui a accepté toutes les recommandations.

M. Hughes constate que les revenus sont en baisse dans les deux marchés (By et Parkdale) depuis les cinq dernières années. Il note aussi un manque de gouvernance dans l'encadrement des ressources humaines.

« C'est vraiment important que le système de contrôle interne soit amélioré aussitôt que possible », affirme le vérificateur général de la Ville.

De plus, le système de traitement de l'argent comptant ne suffit pas à atténuer le risque d'erreur et de détournement de fonds.

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Le vérificateur général de la Ville d'Ottawa, Ken Hugues

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Des lacunes ont été identifiées dans les autres vérifications menées par le Bureau. Par exemple, les Services d'infrastructure devraient améliorer l'évaluation des demandes de contrats de services d'ingénierie. M. Hughes suggère à la ville d'évaluer le prix payé pour l'asphalte afin de s'assurer que la facture est comparable aux autres villes. 

En ce qui concerne le programme ServiceOttawa, des effets positifs ont été observés, mais moins qu'anticipés. Le programme de 79 millions $ n'a pas répondu aux exigences initiales. La Ville souhaitait épargner près de 35 millions $ par année grâce au programme. Toutefois, le rapport stipule qu'il n'y a pas de preuves des économies générées. 

Finalement, le Bureau du vérificateur général constate que les pratiques ne sont pas uniformes en matière de planification, de gestion et d'assignation du travail au personnel des ressources humaines et des Services environnementaux. 

Bonne note pour le train léger

Pour ce qui est des bonnes pratiques, M. Hugues a conclu que la gestion de la transition vers le système du train léger est sur la bonne voie. 

Aucun risque élevé ni manquement n'ont été décelés. 

« Dans l'ensemble, nos conclusions provisoires sont que la planification de la transition vers un réseau d'autobus et de train léger est solide et bien gérée, et qu'une structure de gouvernance efficace est en place », peut-on lire dans le rapport présenté devant le Comité de vérification. 

On parle entre autres d'une planification minutieuse. Bien qu'il soit impossible de garantir que la transition se fera sans embûche, le vérificateur général estime que tous les éléments requis sont en place.

Dans l'ensemble, le système de lecture automatisée des compteurs d'eau reçoit aussi une bonne note. Le projet de 25 millions $, qui visait à remplacer les modules externes de compteurs d'eau, respecte le budget prévu.

Le ton monte à propos de la phase 1 du train léger

Le ton a monté à l'hôtel de ville d'Ottawa, jeudi, lorsque les élus ont discuté de la nécessité de vérifier l'évolution de la phase 1 du train léger, en marge du dépôt du rapport annuel du vérificateur général.

La conseillère Diane Deans est d'avis que l'on doit effectuer une vérification sur la phase 1 du projet avant d'aller de l'avant avec la phase 2. Mme Deans souhaite comprendre les coûts reliés au projet, évalué à 2,1 milliards $.

«Je crois que c'est impératif d'effectuer une vérification. Il y a beaucoup de leçons à apprendre et nous avons l'obligation comme élus de comprendre les coûts», clame la conseillère de Gloucester-Southgate qui en avait fait la demande l'an dernier.

La Ville a répondu que les coûts de la phase 1 ne peuvent pas être tous dévoilés puisque certains éléments sont en cours de négociation comme l'achat de terrains.

Le vérificateur général, Ken Hughes, rappelle qu'il n'a pas le budget nécessaire pour effecteur des vérifications sur tous les dossiers de la ville et que des choix s'imposent. Cette année, son Bureau s'est penché sur la transition vers le système du train léger parmi les six vérifications effectuées au terme du rapport annuel.

«Dans le cas d'une vérification de la première phase du train léger, ce n'est pas parce que ce n'est pas important. [...] Cette année, nous pensions qu'un des risques avec le train léger c'était la transition du service d'autobus vers le train», explique M. Hughes.

Le président du Comité de vérification, Allan Hubley, estime qu'il est nécessaire d'attendre les chiffres finaux du projet avant de mener une vérification. Il donne en exemple la leçon du parc Lansdowne, qui a fait l'objet d'une importante cure de rajeunissement, en affirmant que «parfois c'est bon d'attendre».

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