Du travail à faire pour réduire l'écart hommes/femmes

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Le chef du Service de police d'Ottawa, Charles Bordeleau

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La direction du Service de police d'Ottawa (SPO) concède qu'elle a beaucoup de travail à faire pour réduire l'écart dans les inégalités hommes/femmes au sein de la force.

Dans un rapport soumis lundi à la Commission de services policiers d'Ottawa, le chef du SPO, Charles Bordeleau, a indiqué que le Service poursuit ses efforts pour recruter plus de femmes, mais que la réalité est que la force policière demeure dominée par les hommes alors que ceux-ci représentent tout près de 77 % des membres. Présentement, le SPO compte quelque 327 policières, allant de constable jusqu'à chef de police adjointe.

« Que de simplement recruter davantage de femmes dans les services de police n'est pas suffisant. Il faut en faire plus pour s'assurer que nos policières sont appuyées et qu'elles ont des chances égales d'exceller et d'atteindre leurs objectifs de carrière », a indiqué le chef Bordeleau dans son rapport.

Une analyse de l'égalité entre les sexes au sein du SPO avait été ordonnée par le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario dans le cadre d'un règlement entre le SPO et la Commission des droits de la personne après qu'une policière se soit plainte de discrimination en 2012. 

L'examen avait notamment constaté que les femmes sont sous-représentées dans les promotions, qu'elles subissent les conséquences par leur statut familial ou leurs besoins particuliers après avoir eu un enfant, et que plusieurs ont été la cible de comportements inappropriés ou de commentaires liés à leur sexe.

« Le recrutement est difficile parce que c'est une carrière difficile pour les femmes, en raison de leurs responsabilités pour élever les enfants. On réalise toutefois qu'il faut changer nos pratiques pour s'assurer que les femmes voient la police comme une profession où elles peuvent être traitées de manière égale aux hommes », a entre autres expliqué le chef Bordeleau en point de presse.

« Il faut non seulement simplement attirer les femmes dans les services de police, mais il faut s'assurer, une fois qu'elles sont dans la force, que nos politiques et la culture à l'interne leur donneront accès à une carrière et des opportunités égales à celle des hommes », a ajouté le chef du SPO.

Budget 2017

La Commission de services policiers d'Ottawa a par ailleurs approuvé à sa réunion la proposition du budget de fonctionnement du SPO pour 2017, dont la valeur nette s'élève à 285,9 millions $, soit une hausse de 8,9 millions $ sur 2016. Le conseil municipal de la Ville d'Ottawa sera appelé à l'accepter lors de sa réunion du 14 décembre.

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