Ottawa passe à l'ère Uber

Le service d'Uber fait son entrée à Ottawa.... (Martin Roy, LeDroit)

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Le service d'Uber fait son entrée à Ottawa.

Martin Roy, LeDroit

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L'arrivée légale d'Uber dans les rues d'Ottawa semble se faire discrètement, alors que les chauffeurs de taxi estiment qu'il est trop peu trop tard pour «sauver» leur industrie.

Les chauffeurs rencontrés vendredi matin à l'aéroport international d'Ottawa vivaient une journée comme une autre, défilant devant la porte des arrivées afin de faire monter les voyageurs. «On ne voit pas encore trop d'impact; il est tôt, affirme John, qui conduit des taxis depuis 28 ans. [...] Nous aurions dû agir au début, il est trop tard pour manifester.»

Aucune manifestation n'était prévue vendredi, selon les chauffeurs. La majorité de ceux rencontrés par LeDroit affirmaient toutefois être fâchés par la situation.

«Ma plus grande peur, c'est que Uber baisse ses prix. Les clients seront tentés d'utiliser leur service», craint Hussein, qui roule dans les rues d'Ottawa depuis près de 20 ans.

La nouvelle réglementation pour les taxis, qui est entrée en vigueur vendredi, permet aux exploitants d'offrir une tarification variable pour les trajets réservés par l'intermédiaire d'une application. Les chauffeurs ne semblent toutefois pas convaincus.

«Comment voulez-vous qu'on baisse les prix? demande Hussein. La Ville aurait dû s'attaquer aux coûts des assurances, par exemple.»

À ses côtés, l'un de ses collègues estime que l'avenir repose entre les mains des clients, qui opteront pour le service de covoiturage ou pour le taxi traditionnel.

Les craintes sont nombreuses parmi les chauffeurs de taxi de la capitale. Selon eux, la Ville d'Ottawa les a laissés tomber et a causé des torts importants à leur industrie. 

Miser sur le service

En mars dernier, le vice-président de Coventry Connections, Marc-André Way, affirmait que son entreprise enregistrait une baisse d'achalandage oscillant autour de 30% depuis l'arrivée d'Uber.

« La seule façon de demeurer compétitifs, pour nous, c'est d'offrir un meilleur service, d'être là plus vite et que les gens comprennent que nos chauffeurs de taxi sont assurés et que leur trajet est plus sécuritaire, comparativement à Uber, qui n'est pas assujetti aux mêmes réglementations », expliquait M. Way.

La nouvelle réglementation pour les exploitants de transport privés, comme Uber, prévoit des normes en matière de sécurité et de protection du consommateur.

Par exemple, les chauffeurs doivent subir les vérifications de casier judiciaire et avoir en main les assurances appropriées. Les véhicules doivent être sécuritaires et inspectés régulièrement. 

Les exploitants de transport privé paient les mêmes droits que les agents de taxi traditionnel et sont assujettis à des frais de permis par course comparables.

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