Deux Ottaviens sur trois appuient le bilinguisme officiel

Ottawa Bilingue espère rallier une majorité de conseillers... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Ottawa Bilingue espère rallier une majorité de conseillers à sa cause en révélant les données du sondage.

Patrick Woodbury, LeDroit

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L'initiative Ottawa bilingue obtient un appui de taille de la part des anglophones et des francophones. Un sondage révèle que 67 % des résidents d'Ottawa appuient le projet pour que la ville devienne officiellement bilingue en prévision du 150e anniversaire de la Confédération.

Le pourcentage de répondants en faveur d'une ville officiellement bilingue grimpe à 72 % si on enlève des irritants comme l'impact au niveau des pertes d'emplois et les coûts additionnels pour les contribuables, une proportion qui grimpe à 85 % chez les 18-29 ans. Au contraire, 27 % des répondants se disent « plutôt contre » ou « contre » le bilinguisme officiel, alors que 2 % sont « incertains ».

Plus de 80 % de l'échantillonnage était formé d'anglophones afin de refléter la population ottavienne.

« C'est plus qu'un problème pour les francophones. C'est un problème pour les anglophones aussi et la partie la plus intéressante, c'est de voir que les jeunes de moins de 30 ans se positionnent clairement », souligne Nik Nanos, président de Nanos Research.

Dans la majorité des questions, la tranche d'âge des 40-49 ans est la plus réticente aux changements.

La majorité des personnes sondées estiment qu'un statut de ville officiellement bilingue aurait un impact sur l'environnement permettant aux gens d'apprendre l'anglais et le français et sur la capacité de la Ville d'Ottawa de promouvoir le tourisme. De plus, cette majorité estime que la Ville aurait la capacité d'attirer de nouveaux investissements provenant du monde entier et d'attirer des travailleurs qualifiés venant de partout sur la planète.

Le coup de sonde, réalisé par la firme Nanos Research pour le compte de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario et Ottawa Bilingue, a été mené auprès de 750 citoyens sur l'ensemble du territoire de la ville d'Ottawa. En tout, 618 anglophones et 132 francophones y ont répondu entre les 19 et 23 juillet derniers. La marge d'erreur est de plus ou moins 3,6 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Un règlement plutôt qu'une politique

Le mouvement Ottawa bilingue demande à la Ville d'adopter un règlement plutôt qu'une politique sur le bilinguisme.

L'idée n'est pas de copier le modèle fédéral, bien connu dans la région, mais plutôt de célébrer le caractère bilingue de la Ville d'Ottawa, de protéger et d'assurer la pérennité des services en français pour les générations futures. 

« On a un intérêt particulier. On veut protéger le futur en ayant quelque chose d'un peu plus "en ciment". Ça ne changera pas beaucoup, mais ça va changer assez pour dire qu'on est fier de ce qu'on a et qu'on est fier de notre ville », explique Lucien Bradet, membre de l'initiative Ottawa bilingue.

L'approche mise de l'avant ne nécessiterait pas de nouveaux investissements et n'occasionnerait pas de perte d'emplois. Les militants cherchent à créer un legs dans le cadre d'Ottawa 2017 qui célébrera le 150e anniversaire de la Confédération.

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