Des «efforts insuffisants» près de l'Armée du Salut

« On est très déçus, pour dire la vérité »,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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« On est très déçus, pour dire la vérité », affirme le conseiller Mathieu Fleury qui est allé visiter le quartier avec le maire Jim Watson, lundi après-midi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les abords de l'Armée du Salut, dans le marché By, ne répondent pas aux attentes du conseiller du secteur en matière de sécurité et de propreté.

« On est très déçus, pour dire la vérité », affirme le conseiller Mathieu Fleury qui est allé visiter le quartier avec le maire Jim Watson, lundi après-midi. Il cite en exemple des sans-abris couchés le long de la clôture et d'autres qui passent leurs journées devant l'édifice de la rue George ou encore des gens qui fument à moins de neuf mètres de l'entrée. M. Fleury est conscient que la problématique est plus grande que les refuges. C'est une combinaison d'accès aux logements, mais aussi de propreté et de sécurité pour la population.

Bon an, mal an, la Ville d'Ottawa investit près de 26 millions $ dans les refuges.

« On a du progrès au niveau des statistiques, mais si on regarde autour de l'Armée du Salut, on voit des échanges de drogue, observe le conseiller de Rideau-Vanier. La police a aussi un rôle à jouer et on va devoir faire des suivis rapprochés. »

Des efforts cet été

De leur côté, les responsables de l'Armée du Salut affirment avoir mis des efforts en place au cours de la saison estivale afin de remédier à la situation en demandant aux usagers de ne pas passer leurs journées devant l'édifice.

« On voulait s'assurer que tout le monde soit confortable en essayant d'éloigner les personnes négatives de notre entourage. Sur le trottoir, on pouvait voir des trafiquants de drogue ou de mauvaises influences. [...] Nous avons repeint une partie de l'édifice et notre personnel va à l'extérieur plus souvent pour encourager nos clients à ne pas rester devant le refuge toute la journée », explique Sean Maddox, porte-parole du refuge.

Ces efforts demeurent néanmoins insuffisants, selon le conseiller Fleury. « Ils ont fait certains efforts, mais je les trouve trop passifs. Ils disent que les gens qui restent devant, ce ne sont pas leurs clients, mais d'autres sans-abris. Pour le public, les clients, c'est n'importe qui sur la rue George. On n'a aucune preuve que ce ne sont pas leurs clients. »

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