ACORN lance la plate-forme Habitation saine

Des représentants de l'organisme ACORN, lors d'une manifestation... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Des représentants de l'organisme ACORN, lors d'une manifestation l'hiver dernier.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Devant la situation «horrible» du logement abordable à Ottawa, la branche locale de l'Association d'organisations communautaires pour la réforme maintenant (ACORN) Canada s'est réunie samedi pour lancer sa plate-forme Habitation saine, qui réclame la mise sur pied d'un programme de licence des propriétaires dans la capitale.

Une situation extrême est notamment survenue en raison du délabrement avancé de logements, lorsque près de 80 familles ont été expulsées à l'hiver dernier d'un ensemble de logements dans le quartier Heron Gate, dans le sud d'Ottawa. «Ce manque de respect envers les locataires ne peut plus se produire, ne doit plus se produire», a lancé devant près de 80 membres la présidente du chapitre d'Ottawa Sud d'ACORN, Marie Lourdes Garnier, lors du tout premier Sommet des locataires. 

En somme, la plate-forme Habitation saine propose à Ottawa de mettre en place un programme qui surveillerait plus étroitement l'état des logements locatifs. Parmi les nombreuses suggestions, la Ville assurerait une inspection annuelle des logements en question, et imposerait des sanctions financières aux propriétaires qui refuseraient de faire les réparations nécessaires. Les noms des logeurs fautifs seraient affichés en ligne et dans les parties communes de leurs propriétés. Enfin, l'administration du programme de licence serait financée par des frais annuels payés par unité, taxe dont seraient épargnés les corporations appartenant à la ville et les organismes à but non lucratif.

Même s'il ne croit pas qu'un tel programme puisse s'étendre à la grandeur d'Ottawa en raison de complexités législatives et financières, le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, y voit beaucoup de positif. «Il y a des éléments sur lesquels ils ont extrêmement raison, admet-il. Il y a un système en place qui est daté, qui n'est pas stratégique, qui coûte très cher à la Ville. On court un peu d'unité en unité en appuyant les locataires, mais dès qu'un locataire déménage à cause de raisons de salubrité, on perd le suivi à travers la réglementation. ll y a un changement qui doit avoir lieu.»

Mathieu Fleury, qui est aussi président du conseil d'administration de la Société de logement communautaire d'Ottawa, dit avoir déjà commencé à travailler avec ACORN pour déterminer une zone où serait implanté un projet pilote de registre des propriétaires. Pour l'instant, la section nord de Vanier, entre Beechwood et Montreal, pourrait accueillir le projet. Le quartier Côte-de-Sable est aussi candidat. Idéalement, les plans seraient prêts à l'automne, à temps pour la période budgétaire de la Ville d'Ottawa.

Toronto a déjà décidé de s'engager dans cette voie.

Le conseil de la Ville Reine a récemment voté pour tenir davantage de consultations publiques et pour élaborer un projet de règlement cet automne.

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